
L’équipe nationale algérienne des moins de 18 ans poursuit son parcours au Championnat du monde féminin de handball, disputé en Roumanie, avec l’ambition de décrocher enfin un premier succès dans la Coupe du président.
Après une entame difficile dans la compétition, les jeunes Algériennes retrouvent le parquet aujourd’hui à 14h face à l’Angola, dans une confrontation 100% africaine qui revêt une importance particulière, tant sur le plan comptable que psychologique.
La sélection algérienne a en effet connu un début de tournoi particulièrement éprouvant. Dès son entrée en lice dans la Coupe du président, elle s’est inclinée lourdement face au Brésil sur le score sans appel de 41 à 23. Opposées à une formation sud-américaine en nette progression sur la scène internationale, les coéquipières de Mansouri Kinda n’ont pas réussi à rivaliser sur la durée avec un adversaire plus expérimenté, plus athlétique et surtout plus efficace dans tous les compartiments du jeu. Malgré quelques bonnes séquences et plusieurs tentatives de réaction, les Algériennes ont rapidement subi la vitesse d’exécution imposée par les Brésiliennes, qui ont pris l’ascendant dès les premières minutes avant de creuser progressivement l’écart.
Cette rencontre a confirmé les difficultés rencontrées par la sélection algérienne depuis le début du Mondial. Les joueuses du sept national ont certes fait preuve d’un engagement réel et d’une volonté de ne jamais renoncer, mais elles ont souvent manqué de constance, de rigueur défensive et de lucidité dans la finition. Face à une équipe du calibre du Brésil, ces insuffisances se paient cash. Le score final reflète ainsi l’écart existant entre une sélection déjà bien structurée sur le plan international et une jeune équipe algérienne encore en phase d’apprentissage à ce niveau de compétition.
Un premier tour particulièrement compliqué
Avant même d’aborder la Coupe du président, l’Algérie avait déjà vécu un premier tour très compliqué dans le groupe H. Les protégées du staff national avaient entamé leur campagne par une défaite face à la Serbie, sur le score de 28 à 22. Malgré une prestation jugée encourageante par séquences, elles n’avaient pas réussi à faire la différence dans les moments clés de la rencontre. La suite du parcours s’est révélée encore plus difficile avec un nouveau revers concédé face à la Suisse (28-14), puis une troisième défaite contre la Slovénie (31-18), lors de la dernière sortie de la phase de poules.
Ces trois revers consécutifs ont scellé le sort de la sélection algérienne, contrainte de basculer dans la Coupe du président, réservée aux équipes classées dans la seconde moitié du tableau final. Cette phase de classement offre certes un enjeu différent de celui du tour principal, mais elle demeure importante pour une sélection en quête de confiance, de repères et de progression. Le revers face au Brésil est donc venu prolonger une série négative qui pèse désormais lourd dans le bilan de l’équipe nationale, avec quatre défaites de rang dans ce Championnat du monde.
Pour autant, il serait réducteur de limiter cette participation à une simple accumulation de résultats défavorables. À ce stade de la compétition, la sélection algérienne découvre surtout le très haut niveau international dans une catégorie d’âge encore sensible à l’écart d’expérience, à la qualité de l’organisation collective et à la gestion des temps faibles. Dans ce contexte, chaque match disputé constitue un enseignement, même lorsque l’addition finale est sévère.
Une affiche 100% africaine aujourd’hui
L’Algérie tentera désormais de réagir dès aujourd’hui à l’occasion de son deuxième rendez-vous dans la Coupe du président. Les Algériennes affronteront l’Angola à partir de 14h dans un duel entre deux nations africaines habituées, chacune à leur manière, aux compétitions continentales et internationales. Cette rencontre représente une opportunité intéressante pour le sept national, qui espère produire une prestation plus convaincante et, surtout, aller chercher un résultat positif.
Face à l’Angola, la mission ne s’annonce pas simple. La sélection angolaise bénéficie depuis plusieurs années d’une solide réputation dans les catégories jeunes comme chez les seniors, grâce à un travail de formation régulier et à une présence plus fréquente sur la scène mondiale. Les Algériennes devront donc aborder ce match avec davantage de concentration, d’impact physique et d’efficacité offensive pour espérer bousculer leur adversaire. Au-delà du résultat, c’est aussi le contenu de la rencontre qui sera observé avec attention, notamment dans la capacité des joueuses à réagir après une série de matchs difficiles.
Le staff technique espère voir une équipe plus libérée, capable d’exprimer davantage son potentiel et de réduire les erreurs qui ont coûté cher lors des précédentes sorties. Les jeunes Algériennes ont montré, à plusieurs reprises, qu’elles possédaient des qualités individuelles intéressantes. Encore faut-il parvenir à les mettre au service d’un collectif plus cohérent, plus solide et plus régulier sur la durée d’un match complet.
A.A.



