
Ferrari a officiellement levé le voile sur la SF-26, première monoplace de Maranello conçue selon le règlement technique profondément remanié de la Formule 1 2026. Présentée vendredi matin, cette nouvelle « Rossa » marque une rupture nette avec l’ère des voitures à effet de sol, tant sur le plan du châssis que des motorisations, des carburants et des pneumatiques. Il s’agit de la 72e Ferrari engagée en F1, de la deuxième pour Lewis Hamilton sous les couleurs du Cheval Cabré et de la huitième pour Charles Leclerc. La SF-26 inaugure également le nouveau cycle technique dirigé par Loïc Serra, récemment nommé directeur technique après le départ d’Enrico Cardile. Sur le plan esthétique, la livrée se distingue par un usage renforcé du blanc autour de l’habitacle et du capot moteur, rappelant la Ferrari de 2016, ainsi que par un rouge plus vif. Techniquement, les premières images révèlent un choix de suspensions push-rod à l’avant comme à l’arrière, un museau particulièrement affûté et une architecture aérodynamique encore largement dissimulée. Au-delà des rendus numériques, la SF-26 a déjà pris la piste. Ferrari a profité de cette journée de présentation pour effectuer un shakedown réglementaire de 15 kilomètres à Fiorano. Dans des conditions froides et humides, Lewis Hamilton a inauguré la monoplace, d’abord en pneus pluie puis en slicks, avant de céder le volant à Charles Leclerc. Sans incident notable, ce premier roulage symbolique a surtout marqué le véritable départ du projet 2026, sous les yeux de milliers de tifosi massés dès l’aube autour du circuit. Les premières réponses viendront désormais des essais de Barcelone.
Amayas LAAZIB



