
Les sélections algériennes d’escrime ont brillé de mille feux lors de la Coupe du monde de sabre masculin et féminin (catégories cadets et juniors), qui s’est achevée dimanche dernier dans la vibrante capitale sénégalaise, Dakar. Avec un total de deux médailles – une en argent et une en bronze –, les escrimeurs algériens ont une nouvelle fois démontré leur ascension fulgurante sur la scène internationale, confirmant la progression exponentielle de cette discipline au sein des jeunes catégories nationales. Cette compétition, organisée sous l’égide de la Fédération internationale d’escrime (FIE), a réuni les plus talentueux sabreurs et sabreuses du monde entier, dans un contexte hautement compétitif marqué par une affluence record et une organisation irréprochable. Les Algériens, venus avec l’ambition de se mesurer aux puissances traditionnelles de l’escrime africaine et mondiale, ont su marquer de leur empreinte ce rendez-vous majeur, prouvant que l’escrime « made in Algeria » gagne en maturité et en visibilité.
C’est l’équipe nationale masculine (catégorie juniors) qui a offert le moment fort de ces championnats. Après un parcours héroïque, ponctué de victoires arrachées dans les phases de poules et les tableaux éliminatoires, les sabreurs algériens ont décroché la médaille d’argent tant convoitée lors des épreuves par équipes. Face à une opposition redoutable, ils ont tenu tête avec brio, ne cédant la couronne qu’en finale face à l’Égypte, championne impitoyable qui remporte l’or. La médaille de bronze est revenue à l’Iran, complétant un podium dominé par des nations expertes en sabre. Ce résultat n’est pas seulement une performance sportive ; il reflète les fruits d’un entraînement rigoureux au Centre national d’escrime d’Alger et des stages préparatoires intensifs menés ces derniers mois. De leur côté, les athlètes de la sélection féminine cadette n’ont pas démérité.
Dans une catégorie marquée par une concurrence acharnée, où chaque assaut comptait, elles ont su se hisser sur la troisième marche du podium en remportant la médaille de bronze. La Tunisie, avec son savoir-faire ancestral en escrime, a dominé le classement en s’adjugeant l’or, tandis que le Sénégal, pays hôte galvanisé par son public enthousiaste, a décroché l’argent. Cette médaille bronze, obtenue dans les dernières heures de la compétition, symbolise la résilience et le potentiel des jeunes sabreuses algériennes, qui ont su transformer la pression en motivation. Au-delà des médailles, cette Coupe du monde représente une étape stratégique dans le calendrier international. Elle sert de phase de préparation et de qualification cruciale pour les jeunes escrimeurs, en vue des grandes échéances à venir, à commencer par les Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ), prévus à Dakar en 2026.
Ces résultats boostent les ambitions algériennes : ils valident les efforts de la Fédération algérienne d’escrime (FAE) en matière de détection de talents et de formation, et ouvrent la voie à une participation encore plus compétitive lors des prochains mondiaux et autres compétitions continentales. Les athlètes, de retour au pays, seront reçus en héros et recevront sans doute un élan supplémentaire pour viser plus haut. L’escrime algérienne, discipline en pleine expansion, continue de porter haut les couleurs nationales sur le continent africain et au-delà. Ces performances à Dakar-2026 augurent d’un avenir radieux pour la relève, qui pourrait bien rééditer ces exploits lors des JOJ sur le sol sénégalais.
Walim Mansouri



