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Une seule médaille sépare Ouikene du titre mondial 

Championnat du monde, League K1  

Depuis le début de l’année 2026, la karatéka algérienne Cylia Ouikene enchaîne les performances éblouissantes dans la K1 League de karaté, la Premier League mondiale organisée par la World Karate Federation (WKF).
À Istanbul, en janvier dernier, elle a ouvert le bal par une médaille d’or impitoyable dans la catégorie des -50 kg, balayant ses adversaires avec une précision chirurgicale et une explosivité rare. En mars, elle a récidivé à Rome, avec une nouvelle victoire en finale, confirmant son statut de patronne incontestée. Enfin, lors de l’étape de Leishan en avril, Ouikene a arraché l’argent après un combat épique, consolidant son avance au classement général. Ces trois podiums en autant d’épreuves l’ont propulsée au sommet mondial, marquant un début d’année historique pour le karaté algérien.
Cylia Ouikene est bien partie pour s’adjuger le titre suprême de cette Premier League. Au classement provisoire établi par la Fédération internationale de karaté (WKF), la reine des -50 kg caracole en tête avec un impressionnant total de 2 070 points. Elle devance largement sa première poursuivante, la Vénézuélienne Yorgelis Salazar, créditée de 1 980 points après des performances solides, mais inconstantes cette saison. Salazar, double médaillée olympique et habituée des podiums, reste une menace sérieuse grâce à sa puissance physique et son expérience. En troisième position, on trouve l’Allemande Shara Hubrich avec 1 590 points.
Cette domination d’Ouikene n’est pas le fruit du hasard. À Istanbul, face à un plateau international relevé, elle a remporté ses quatre combats par ippon, démontrant une maîtrise des kata et kumité qui a laissé les commentateurs bouche bée. À Rome, elle a brillé en finale par une victoire éclatante. À Leishan, malgré une finale serrée, son endurance a fait la différence, lui assurant l’argent et des points précieux. La prochaine étape de la Premier League, prévue du 12 au 14 juin à Rabat, s’annonce comme un tournant décisif. Ouikene part favorite pour creuser l’écart ; il lui suffit de décrocher l’une des trois médailles pour consolider sa première place et mettre le titre à portée de main. Dans le cas contraire, rien n’est joué, car si Salazar ou Hubrich venaient à décrocher l’or ou l’argent, elles pourraient combler une partie de leur retard et relancer la course pour le titre mondial.
K. M.

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