
Red Bull a tourné une page majeure de son histoire récente. Le 9 juillet, trois jours après le Grand Prix de Grande-Bretagne, Christian Horner quittait officiellement ses fonctions de team principal après vingt ans à la tête de l’écurie. Quelques mois plus tard, à l’issue de la saison 2025, Helmut Marko suivait le même chemin. En l’espace de quelques mois, les deux piliers du projet disparaissaient, laissant les commandes à Laurent Mekies. L’ancien de Ferrari, de la FIA et de Racing Bulls incarne un style de management radicalement différent. Selon Karun Chandhok, consultant pour Sky UK, ce changement a profondément modifié l’atmosphère au sein de l’équipe. « C’est une équipe très différente aujourd’hui », souligne l’ex-pilote, qui évoque un environnement nettement moins sous pression. Cette évolution profite notamment à Isack Hadjar. Là où ses prédécesseurs subissaient une exigence immédiate de résultats, le Franco-Algérien semble bénéficier d’un cadre plus stable. Après les rotations successives de Perez, Lawson ou Tsunoda, Red Bull paraît avoirmis fin à cette instabilité. Pour Chandhok, la clé est claire : inutile de rivaliser avec Verstappen à tout prix. L’essentiel est d’évoluer dans son sillage et de répondre présent en cas d’opportunité. Une approchepragmatique, symbole d’une Red Bull en pleine transformation.
Djaffar KHODJA



