
Disposer de la même unité de puissance ne garantit pas les mêmes performances. Les équipes clientes de Mercedes, comme McLaren, Williams ou Alpine, accusent encore un retard, notamment dans la gestion de l’énergie. Un écart qui ne s’explique pas par une différence de logiciel, mais bien par la maîtrise de son exploitation. Le système de gestion énergétique, aussi performant soit-il, dépend étroitement des données et des réglages fournis par chaque écurie. Mercedes bénéficie ici d’un avantage décisif : ayant développé sa propre power unit, le constructeur allemand en connaît parfaitement les moindres paramètres et sensibilités.
À l’inverse, les équipes clientes doivent encore apprendre à exploiter un ensemble particulièrement complexe. Cette connaissance approfondie permet à Mercedes d’optimiser ses simulations et d’affiner ses stratégies en temps réel. Les autres structures, contraintes par leurs ressources et le budget cap, progressent plus lentement, même si des améliorations sont déjà visibles. Enfin, des choix techniques comme les rapports de boîte ou les systèmes de freinage influencent également la récupération d’énergie. Autant de détails qui, cumulés, expliquent pourquoi Mercedes conserve une longueur d’avance, malgré une base mécanique commune.
Djaffar KHODJA



