Football Algérien
Toujours pas de directeur technique sportif à la JSK

Lors de l’assemblée générale des actionnaires, tenue le 3 février dernier au siège de la société à Alger, les dirigeants avaient annoncé en grande pompe la décision d’engager un directeur technique sportif (DTS). Cette mesure visait à professionnaliser la gestion sportive du club mythique, en pleine reconstruction après des années de turbulences. Plus d’un mois s’est écoulé depuis cette annonce solennelle, et la JSK attend toujours son sauveur technique. Les supporters, connus pour leur patience légendaire mais aussi pour leur exigence, commencent à s’impatienter. Les responsables d’ATM Mobilis n’ont pas chômé sur le papier : ils ont rapidement défini des critères précis pour le poste – une expérience avérée en gestion de centre de formation, une connaissance approfondie du football africain et international, une vision stratégique à long terme, et idéalement une proximité avec l’ADN du club. L’ouverture à des candidatures a été annoncée avec tambours et trompettes, invitant les profils les plus qualifiés à postuler. Pourtant, silence radio total. Aucune décision n’a été officialisée, et les rumeurs les plus folles circulent au siège du club. Des observateurs avertis, comme d’anciens entraîneurs de la JSK, expliquent cette inertie par la prudence des propriétaires. « Ils ne veulent pas se tromper », confie l’un d’eux sous couvert d’anonymat. Et pour cause : le DTS sera le pilier de la politique sportive du club. C’est lui qui définira les orientations en matière de recrutement, de formation des jeunes talents issus de la région de Kabylie, et de développement des infrastructures. Une mission titanesque, qui exige une compétence rare et une autorité incontestée pour redresser un club aux 14 titres de champion d’Algérie et à une histoire riche en Coupe d’Afrique des champions.
Les supporters de la JSK, ces irréductibles qui remplissent les gradins week-end après week-end, attendent avec une ferveur mêlée d’appréhension. Ils rêvent d’un profil à la hauteur des grands techniciens qui ont pris en main les ténors du football africain, capable d’insuffler un vent de renouveau. « On veut du changement radical, pas des promesses en l’air », martèle un groupuscule de fans sur les réseaux sociaux. La JSK, qui a connu son âge d’or dans les années 80/90 avec des exploits continentaux, doit retrouver son lustre d’antan. Sans DTS compétent, le risque est grand de stagner en Ligue 1 et de rater les objectifs en compétitions africaines. Mobilis, avec ses ressources financières colossales issues du sponsoring telecom, a les moyens de frapper fort. Reste à passer à l’acte.
M. L.



