
L’entrée en lice de la sélection nationale algérienne de handball au championnat d’Afrique des nations n’a pas été celle espérée. Opposés au Nigéria lors de la première journée de la phase des poules du groupe A, les hommes de Salah Bouchekriou s’inclinent sur le score de 25 à 23, au terme d’une rencontre marquée par de grosses lacunes défensives et un manque de constance dans les moments clés. Une défaite qui complique déjà la mission des Verts dans cette CAN disputée à Kigali. Dès les premières minutes, le sept national a semblé en difficulté face à l’engagement physique et à l’intensité imposée par les Nigérians. Mal organisés dans le repli, souvent dépassés dans les duels et imprécis dans les coulissages, les Algériens ont rapidement laissé des espaces exploitables à leurs adversaires.
16 buts encaissés en première période, c’est énorme
Le constat à la mi-temps était de 16 buts encaissés, un chiffre bien trop élevé pour espérer rivaliser à ce niveau de compétition. La défense, annoncée pourtant comme l’un des chantiers prioritaires du sélectionneur lors de la préparation, s’est révélée être le maillon faible de l’équipe. Les montées de balle rapides du Nigéria, combinées à une circulation fluide, ont constamment mis en difficulté le bloc algérien, incapable de fermer les intervalles ou de stopper les initiatives adverses.
15% de réussite pour Khelifa Ghodbane
Dans ce contexte défensif fragile, le gardien Khelifa Ghodbane n’a pas pu jouer le rôle de sauveur attendu. Avec seulement 3 arrêts réalisés sur 19 tirs subis, soit un taux de réussite de 15%, le portier algérien a vécu une après-midi compliquée. Si la responsabilité n’est pas uniquement la sienne, son rendement reste insuffisant pour un match de ce niveau, où chaque arrêt peut faire basculer la rencontre. L’absence de sérénité derrière a pesé sur l’ensemble du collectif, limitant la capacité des Verts à se projeter rapidement vers l’avant et à installer leur jeu.
Une réaction tardive en fin de match
Menée à la pause, l’Algérie est toutefois revenue sur le parquet avec de meilleures intentions en seconde période. Plus agressifs dans les duels, plus patients dans la construction offensive, les joueurs de Bouchekriou ont réussi à réduire l’écart et à remettre la pression sur le Nigéria. Les attaques placées ont gagné en fluidité, la circulation de balle s’est améliorée et l’efficacité offensive a permis de croire à un renversement de situation. Mais ce sursaut est arrivé trop tard. Le retard accumulé durant les trente premières minutes a fini par peser lourd dans la balance. Malgré un engagement total jusqu’au coup de sifflet final, le sept national n’est jamais parvenu à repasser devant au score, laissant filer la victoire.
Plus le droit à l’erreur face au Rwanda
Cette défaite d’entrée place l’Algérie dans une position inconfortable dans ce groupe A. Dans une phase de poules où chaque point compte, rater son premier rendez-vous oblige désormais les Verts à réagir immédiatement. Le prochain match face au Rwanda, pays hôte, s’annonce déjà comme un tournant dans cette CAN. Programmé ce jeudi à partir de 18h (heure algérienne) à la BK Arena de Kigali, cette nouvelle sortie met davantage de pression sur les épaules des handballeurs algériens. Une mission complexe, mais incontournable pour les Algériens, désormais dos au mur. Pour espérer se relancer, le sept national devra impérativement corriger ses erreurs, notamment sur le plan défensif, retrouver plus de solidité dans les cages et afficher une concentration constante sur l’ensemble des 60 minutes. Le droit à l’erreur n’existe plus. À ce stade de la compétition, seule une réaction forte permettra aux joueurs de Salah Bouchekriou de rester en course dans ce championnat d’Afrique des nations.
A. A.



