
Le CRB a une nouvelle fois manqué son rendez-vous avec l’histoire. Battus en finale de la Coupe d’Algérie par l’USM Alger sur le score de deux buts à un au stade Nelson-Mandela de Baraki, les Rouge et Blanc voient encore un objectif majeur leur échapper et terminent la saison sans le moindre trophée.
Cette finale devait être celle du rachat, celle qui permettrait au Chabab de sauver une saison jusque-là décevante. Mais sur le terrain, les Belouizdadis ont encore affiché les mêmes lacunes : manque de maîtrise dans les moments décisifs, erreurs défensives évitables et surtout une incapacité à imposer leur expérience dans un rendez-vous aussi important. Face à une équipe usmiste plus disciplinée et mieux préparée mentalement, le CRB a souvent semblé en difficulté. Malgré une volonté de revenir dans le match après l’ouverture du score adverse, les Rouge et Blanc n’ont jamais réellement donné l’impression de pouvoir renverser la situation. Le second but encaissé a davantage compliqué les choses, et la réduction du score en fin de rencontre n’aura servi qu’à entretenir des regrets. Cette défaite vient confirmer une tendance inquiétante. Depuis trois saisons, le club semble perdre progressivement ce qui faisait sa force : sa stabilité, son autorité sur les grands rendez-vous et sa capacité à dominer le football national. Le CRB, autrefois référence en matière de régularité et d’ambition, donne aujourd’hui l’image d’un club en perte de repères.
Une politique qui a montré toutes ses limites
Ce nouvel échec ne peut pas être résumé à une simple finale perdue. Il est avant tout la conséquence directe d’une politique sportive contestée depuis plusieurs mois. Recrutement approximatif, choix techniques discutables, absence de vision claire et instabilité dans plusieurs secteurs, tout cela a fini par rattraper l’équipe. Le CRB a entamé cette saison avec de grandes ambitions, mais sans réelle cohérence dans la construction du projet. Plusieurs décisions prises en début d’exercice ont rapidement montré leurs limites. Certains renforts n’ont jamais apporté le rendement espéré, tandis que l’équipe a souvent donné l’impression d’avancer sans véritable identité de jeu. Le manque de continuité dans les performances n’est donc pas un hasard. Il reflète une gestion qui n’a pas su anticiper les besoins du groupe ni maintenir le niveau d’exigence qui caractérisait le club ces dernières années. Cette finale perdue n’est finalement que la dernière illustration d’un malaise plus profond.
Bahloul dans l’œil du cyclone
Le président Badredine Bahloul se retrouve désormais en première ligne. Très critiqué depuis plusieurs semaines, il fait face à une contestation de plus en plus forte au sein de l’environnement du club. Supporters et observateurs réclament aujourd’hui des explications claires sur la gestion de cette saison ratée. En début d’exercice, Bahloul avait promis un CRB conquérant, capable de jouer sur tous les fronts et de continuer à dominer la scène nationale. Les résultats finaux racontent pourtant une toute autre histoire. Ni championnat, ni Coupe d’Algérie, et surtout une impression persistante d’improvisation dans plusieurs dossiers sensibles. Les voix se multiplient désormais pour demander des comptes. Certains estiment qu’un changement profond devient inévitable si le club veut éviter une crise encore plus importante la saison prochaine.
Akram B.


