
L’avenir des moteurs en Formula One commence déjà à se dessiner. Alors que le cycle technique 2026 a à peine débuté, la Fédération internationale de l’automobile accélère la réflexion sur la réglementation moteur de 2031, avec une tendance de plus en plus claire : réduire la part de l’électrique et envisager un retour au V8 turbo. Après les critiques visant le futur équilibre 50-50 entre thermique et électrique, jugé trop complexe et coûteux, le directeur des monoplaces de la FIA, Nikolas Tombazis, a insisté sur la nécessité d’agir vite. Même ligne chez le directeur technique Jan Monchaux, qui souhaite boucler les grandes orientations « dans les deux ou trois prochains mois ». L’objectif est double : corriger les faiblesses identifiées du futur règlement et réduire les coûts pour les constructeurs. Le scénario privilégié mènerait vers un V8 turbo associé à un MGU-K standardisé, toujours alimenté par des carburants durables, mais avec une assistance électrique nettement réduite. Si 2031 reste l’échéance la plus probable, une entrée en vigueur anticipée avait déjà été évoquée pour 2029, avant d’être freinée par Audi et Honda, soucieux de préserver leurs investissements.
Amayas LAAZIB



