
Le week-end de Miami Grand Prix vire au cauchemar pour Aston Martin. L’écurie britannique a signé une performance alarmante lors des qualifications sprint, au point d’afficher un rythme inférieur à celui des monoplaces de Formule 2, un constat humiliant qui illustre la profondeur de sa crise actuelle. Après cinq semaines de pause, l’espoir d’un rebond était réel du côté de Silverstone. Mais dès les essais libres, les signaux étaient inquiétants : les deux voitures ont pris la piste avec une demi-heure de retard à cause d’un problème électrique dans le garage. La suite a confirmé les difficultés. Lance Stroll n’a même pas réussi à enregistrer un chrono, tandis que Fernando Alonso a signé un modeste 1’41’’311, à plus de dix secondes du dernier qualifié.
Plus grave encore, ce chrono s’est révélé plus lent que le plus mauvais temps enregistré en F2. Un camouflet pour Aston Martin, qui aurait théoriquement fermé la marche même dans l’antichambre de la F1. Malgré cette débâcle, la Fédération internationale de l’automobile a autorisé les deux pilotes à prendre le départ du sprint, grâce à leurs temps réalisés lors des essais libres, dans la limite réglementaire des 107%. Du côté de Honda, on tente néanmoins de positiver. Le constructeur japonais assure avoir résolu une partie des vibrations affectant la monoplace et optimisé la gestion de l’énergie. Des avancées techniques jugées encourageantes, mais qui restent invisibles au chronomètre. À Miami, Aston Martin continue de chercher la lumière au bout du tunnel.
Djaffar KHODJA



