La salle OMS Guendouza d’Akbou vibrera d’intense émotion ce week-end, à l’occasion des deux dernières journées des play-downs du championnat de Nationale-1 A seniors dames. Ce tournoi final, d’une importance capitale, fixera les contours des équipes qui auront le privilège de rester dans l’élite nationale pour la saison prochaine. À quelques heures du dénouement, l’atmosphère est électrique : les calculs mathématiques se multiplient, les stratégies se peaufinent et chaque équipe scrute les moindres scénarios possibles pour espérer un sursis. Les enjeux sont immenses, car au-delà du simple maintien, c’est l’honneur et la pérennité sportive qui se jouent sur le parquet. Après cinq journées de combat acharné, marquées par des matchs intenses et des retournements de situation spectaculaires, le classement reste largement ouvert et incertain.
Certaines formations ont su capitaliser sur leurs performances pour se forger une avance confortable, tandis que d’autres naviguent en eaux troubles, menacées par la guillotine de la relégation. Ce double rendez-vous s’annonce comme le théâtre d’une dramaturgie volley-ballistique pure, où chaque point, chaque set et chaque ace pourraient inverser la hiérarchie. Le leader incontesté, United Ben Aknoun, trône avec 12 points au compteur, porté par une dynamique irréprochable. Le club algérois, fort de son expérience et de son collectif soudé autour de la talentueuse Kenza Azrine, aborde cette phase terminale avec une détermination sans faille. L’objectif est clair : verrouiller la première place pour clore ces play-downs en apothéose, comme l’a martelé la présidente Fatima Fredj lors d’une récente déclaration. « Nous voulons prouver que notre niveau dépasse les play-downs et mérite les play-offs », a-t-elle insisté, galvanisant ainsi ses troupes pour un sans-faute final.
À une longueur de retard, le RC Béjaïa et l’USP Akbou talonnent avec 11 points chacun, démontrant une régularité exemplaire dans cette poule infernale. Ces deux clubs béjaouis, habitués aux joutes de haut niveau, jouissent d’une marge précieuse mais restent vigilants, conscients que dans un tel format condensé, un seul accroc peut tout compromettre. Le CRR Toudja, dauphin provisoire avec 9 unités, n’est pas en reste et nourrit de légitimes ambitions de qualification. En queue de peloton, la pression est suffocante : la JS Tizinberbère (6 pts), la JS Azazga (5 pts), le NRS Alger Centre (4 pts) et l’OM Constantine, relégable avec un maigre total de 2 points, sont dos au mur. Pour elles, l’équation est impitoyable – il faudra enchaîner les victoires, mobiliser une énergie surhumaine et compter sur les faux pas des rivales pour arracher un billet pour l’élite. Ces équipes, souvent sous-estimées, pourraient encore réserver des surprises en puisant dans leurs ultimes ressources mentales et physiques.
L’ultime sprint avant le verdict
La journée de vendredi s’annonce comme un feu d’artifice d’émotions, avec un programme chargé dès 11h00. D’entrée, le CRR Toudja défiera l’OM Constantine dans un choc à fort enjeu : les volleyeuses de Toudja, favorites logiques, visent une victoire nette pour consolider leur position et respirer enfin, alors que les Constantinoises, acculées, miseront tout sur un exploit improbable pour relancer leur campagne désespérée. À 15h00, l’USP Akbou recevra le NRS Alger Centre dans une confrontation où les locales, plus sereines grâce à leur rang, partiront avec l’avantage psychologique. Les Algéroises du NRS, en position critique, n’ont d’autre alternative que le sans-faute : « Nous y croyons dur comme fer, et chaque point sera une bataille », a confié leur président Hakim Yahia, reflétant l’état d’esprit combatif de son effectif. À 17h00, le leader United Ben Aknoun entrera en lice face à la JS Tizinberbère : sur le papier ultra-favorites, les Algéroises devront se méfier d’une adversaire revancharde, capable de coups d’éclat pour éviter le naufrage. La journée se clôturera en apothéose avec RC Béjaïa contre JS Azazga, un duel béjaoui explosif où les Béjaouies chercheront à sceller leur maintien définitif, tandis que la JSA, dos au mur, tentera l’impossible pour un sursaut final et renverser la vapeur au moment parfait.
N. E.



