
La sélection algérienne de gymnastique artistique continue de briller de mille feux aux Championnats d’Afrique 2026, organisés dans la vibrante capitale camerounaise de Yaoundé.
Lors de cette troisième journée, entièrement dédiée aux finales par agrès, les athlètes algériens ont une nouvelle fois affirmé leur suprématie incontestée sur le continent. Ils ont enrichi leur tableau des médailles de six nouvelles distinctions précieuses, dont deux médailles d’or étincelantes, portées aux nues par les talents exceptionnels de Kaylia Nemour et Djenna Laroui. Cette démonstration de force collective n’est pas un coup d’éclat isolé : elle reflète une progression méthodique et soutenue de la gymnastique artistique en Algérie, nourrie par des années d’investissements dans la formation, les infrastructures et les compétitions internationales. Ces résultats consolident la position de leader de l’Algérie en Afrique et posent les bases d’une ambition mondiale.
Nemour intouchable aux barres asymétriques
Kaylia Nemour a une fois de plus captivé l’assemblée et dominé la scène lors de cette journée mémorable. Déjà couronnée de gloire au concours général individuel, la prodige algérienne a survolé la finale des barres asymétriques avec une routine d’une précision chirurgicale et d’une amplitude impressionnante, couronnée d’une note exemplaire de 14.400 points. Cette prestation magistrale lui a permis de distancer de manière écrasante la talentueuse Sud-Africaine Caitlin Rooskrantz, confirmant ainsi son statut de reine incontestée sur cet agrès non seulement en Afrique, mais aussi sur la scène mondiale. Ce qui rend cette performance encore plus remarquable, c’est la qualité technique irréprochable de son enchaînement : Nemour a osé intégrer un nouvel élément d’une complexité rare, un mouvement audacieux impliquant des transitions fluides et des saltos d’une difficulté extrême, le tout exécuté avec une maîtrise absolue qui frôle la perfection. Cette prise de risque calculée souligne son avance technique phénoménale et sa capacité unique à repousser sans cesse les frontières de la discipline. À quelques mois seulement des grands rendez-vous internationaux comme les Championnats du monde ou les Jeux olympiques, cette domination absolue envoie un signal fort à ses rivales : l’Algérie possède une gymnaste capable de viser les sommets planétaires.
Laroui brille au saut et signe un doublé prometteur
Djenna Laroui, de son côté, a illuminé cette journée par une performance tout aussi éclatante, en remportant la médaille d’or à la finale du saut avec un score convaincant de 12.950 points. Elle s’est imposée avec autorité devant la Sud-Africaine Buhle Nhaleko et l’Égyptienne Sirine Abouelhoda, démontrant une explosivité et une précision qui ont laissé le public bouche bée. Cette victoire n’est pas un hasard pour cette jeune prodige : il s’agit de sa toute première grande compétition africaine, et elle y confirme déjà un potentiel immense, forgé par un entraînement rigoureux et une détermination sans faille. Ajoutant à son palmarès une médaille de bronze déjà acquise aux barres asymétriques, Laroui réalise un doublé historique et remarquable, qui récompense sa régularité exemplaire sous pression et son sang-froid légendaire face à un public international. Son émergence fulgurante est une bouffée d’air frais pour l’équipe nationale algérienne, qui peut désormais miser sur une relève talentueuse et polyvalente, prête à défendre les couleurs du pays au plus haut niveau continental et au-delà. Avec des athlètes comme elle, l’avenir de la gymnastique algérienne s’annonce radieux et compétitif.
A. A.



