MOTOSPORTS

Mansell, le dernier des puristes

La F1 a-t-elle perdu son âme ?

Nigel Mansell relance le débat sur l’évolution de la Formule 1. L’ancien champion du monde 1992 estime que les récentes orientations techniques, notamment celles introduites cette saison et renforcées à l’approche du Grand Prix de Miami, éloignent la discipline de son essence. Selon le Britannique, les pilotes sont aujourd’hui trop dépendants des systèmes électroniques, au détriment de leur instinct et de leur capacité à exploiter pleinement leur monoplace. « Il est essentiel que les pilotes puissent pousser leurs voitures à la limite sans qu’un ordinateur ne dicte chaque action », a-t-il déclaré, regrettant une perte de spontanéité en piste. Mansell rejoint ainsi d’autres voix critiques, à l’image de Sebastian Vettel, face à une F1 jugée de plus en plus complexe et standardisée.

S’il reconnaît les avancées en matière de technologie et de durabilité, le « Lion britannique » plaide pour un rééquilibrage en faveur du facteur humain. Il évoque également avec nostalgie l’époque des moteurs Cosworth, qui garantissaient une certaine équité entre les équipes et mettaient en valeur le talent pur. Enfin, Mansell n’écarte pas un retour des moteurs V10, prisés pour leur sonorité et leur caractère. « Pour les puristes, c’est l’apogée du sport automobile », conclut-il, appelant à préserver l’ADN d’une discipline qu’il juge en quête de repères.

Djaffar KHODJA

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