
La maison de jeunes du quartier Maraval, à Oran, a abrité un stage de formation pour les entraîneurs de rugby, organisé par la Fédération algérienne de la discipline (FAR). Ce stage a été animé par l’instructeur Sadek Saïdi, président de la Commission technique nationale, responsable de la formation, ancien international et joueur professionnel en France. Il est détenteur d’un diplôme d’entraîneur de niveau 3, le plus élevé des grades, et avait exercé dans plusieurs pays africains, comme le Sénégal, Madagascar, la Côte d’Ivoire, le Mali et le Burkina Faso, où il a supervisé la formation des entraîneurs et des éducateurs. C’est le président de la FAR, Mourad Gherbi, qui l’a fait venir pour développer le rugby dans le pays. Saïdi a été épaulé dans sa tâche par un autre vieux briscard et fin technicien de la discipline, en l’occurrence Mohamed Aïssaoui, le DTN de la FAR. Ce regroupement, qui prépare à la certification d’entraîneur de niveau 1 de World Rugby, a regroupé des joueurs et des entraîneurs issus de clubs locaux, qui ont effectué des séances théoriques dans une salle de la maison de jeunes de Maraval, tandis que les séances pratiques ont eu lieu sur le terrain du stade du même quartier, dit « Wembley ». Le stage a concerné des éléments issus des clubs d’Oran, d’Arzew et de Sidi Bel-Abbès, à raison de 5 stagiaires par club. Ces derniers estiment que ce stage a été bénéfique et leur permet d’apprendre plusieurs choses, comme la préparation des séances d’entraînement et la communication progressive avec les joueurs, notamment les plus jeunes. Une expérience enrichissante, en somme, tant sur le plan technique que relationnel, vu que cette formation leur a offert aussi l’opportunité de progresser, de devenir entraîneurs et de contribuer au développement du rugby algérien.
Une discipline à la recherche de renouveau
Il faut savoir que l’histoire du rugby en Algérie, qui a officiellement débuté en 2017, a été marquée par des hauts et des bas. Après la pandémie de COVID-19, l’activité a été temporairement suspendue, puis des problèmes internes ont entraîné des changements au sein du comité exécutif et à la présidence de la Fédération. Aujourd’hui, grâce à de nouveaux entraîneurs, on s’efforce au niveau de la FAR de relancer la discipline. Ce stage a été organisé en prévision d’un tournoi national programmé le mois de mai prochain, selon le DTN Aïssaoui. L’instructeur et entraîneur Sadek Saïdi s’est montré satisfait : « Cette formation s’adresse aux entraîneurs de niveau 1, chargés de la formation des jeunes, des enfants et des joueurs seniors. Notre priorité actuelle est la formation. Nous nous efforçons de développer le rugby en Algérie en ciblant les jeunes dans les écoles et les universités. Les participants sont donc les entraîneurs de demain, aussi bien dans les clubs que chez les jeunes. Je suis entraîneur de niveau 3 auprès de World Rugby et j’ai eu l’occasion de travailler dans plusieurs pays africains où j’ai supervisé la formation des entraîneurs et des éducateurs. Aujourd’hui, je me consacre pleinement au rugby algérien. L’Algérie possède un vivier de talents exceptionnel en rugby, notamment chez les femmes, et je suis convaincu que d’ici deux ou trois ans, le rugby algérien atteindra sa vitesse de croisière en Afrique. » Concernant les compétitions, la FAR prévoit pour l’équipe nationale féminine des moins de 18 ans une participation, en septembre, à un stage d’entraînement d’une semaine en Tunisie, qui comprendra deux matchs amicaux contre le Sénégal et la Tunisie. Cette sélection nationale féminine sera composée principalement de joueuses évoluant en Algérie, renforcée par quelques joueuses évoluant à l’étranger. Durant l’été, La FAR relancera les tournois de beach rugby sur les plages.
Par B. Sadek



