
La Formule 1 s’apprête à franchir une nouvelle étape réglementaire. Réunis le 20 avril lors d’une session décisive, la FIA, les équipes et les motoristes ont validé une série d’ajustements qui devraient entrer en vigueur dès le Grand Prix de Miami, le 3 mai, sous réserve de ratification officielle. En qualifications, la gestion de l’énergie évolue sensiblement. La recharge maximale autorisée sera réduite de 8 à 7 MJ, afin de limiter le recours au récupérateur d’énergie et pousser les pilotes vers une conduite plus engagée. En parallèle, la puissance du « superclip » grimpera de 250 à 350 kW, pour offrir davantage de performance instantanée, tout en réduisant sa durée d’utilisation à quelques secondes par tour. En course, la FIA introduit un plafonnement du boost à +150 kW, dans le but d’atténuer les écarts brusques de performance. L’utilisation du système hybride MGU-K restera fixée à 350 kW dans les phases clés d’accélération, mais sera abaissée à 250 kW sur le reste du tracé, afin de mieux maîtriser les vitesses d’approche sans nuire aux opportunités de dépassement. Le départ fera également l’objet d’innovations, avec un dispositif de détection des accélérations insuffisantes, compensées automatiquement par le système hybride, ainsi qu’un système lumineux destiné à alerter les pilotes en cas de danger. Enfin, sous la pluie, la température des couvertures des pneus intermédiaires sera relevée, tandis que l’activation de l’ERS sera limitée pour améliorer le contrôle. Autant de mesures qui traduisent la volonté de la FIA d’affiner l’équilibre entre sécurité, spectacle et performance.
Djaffar KHODJA



