Bearman, signal d’alerte : McLaren presse la FIA d’agir sans attendre

La Formule 1 nouvelle génération a peut-être évité le pire, mais les signaux d’alerte se multiplient.
Après l’incident impliquant Oliver Bearman à Suzuka, les inquiétudes autour de la sécurité des monoplaces 2026 prennent de l’ampleur. Plusieurs équipes, dont McLaren, pointent du doigt des écarts de vitesse jugés dangereux, notamment lorsque certaines voitures sont en phase de recharge tandis que d’autres accélèrent pleinement. Ce scénario à haut risque n’est pas nouveau. Dès les essais hivernaux, les écuries avaient alerté la FIA sur des failles potentielles du règlement. Andrea Stella, directeur de McLaren, se montre aujourd’hui catégorique : il n’est plus question d’attendre un accident grave pour réagir. « Nous avions déjà signalé que certains aspects devaient être revus. Ce qui s’est produit à Suzuka confirme nos craintes », affirme-t-il. L’ingénieur italien insiste sur la nécessité d’agir rapidement pour corriger ces dérives techniques. Dans un contexte où la discipline a déjà payé le prix fort par le passé, la prudence s’impose. La FIA est désormais face à ses responsabilités : adapter sans délai les règles pour garantir la sécurité des pilotes avant que la chance ne tourne.
Djaffar KHODJA



