
La Formule 1 traverse une zone de fortes turbulences, et son calendrier 2026 pourrait être profondément bouleversé. Après l’annulation des Grands Prix de Bahreïn et d’Arabie saoudite, initialement prévus en avril, les incertitudes géopolitiques liées au conflit impliquant l’Iran continuent de peser lourdement sur la saison. Selon les informations d’Autosprint, d’autres épreuves sont désormais menacées. Les rendez-vous du Qatar et d’Abu Dhabi, en fin de saison, apparaissent particulièrement fragiles si les tensions persistent dans le Golfe. Même le Grand Prix d’Azerbaïdjan, à Bakou, n’est pas totalement à l’abri, dans un contexte régional instable.
À ces inquiétudes s’ajoute le cas de Madrid, dont le circuit accuse des retards de construction préoccupants. Face à cette situation, la F1 pourrait se retrouver avec un calendrier amputé, potentiellement sous la barre des 20 courses, une première depuis la saison perturbée de 2020 par la pandémie. Un scénario que Liberty Media souhaite éviter à tout prix, notamment pour des raisons économiques, les contrats télévisuels dépendant du nombre d’épreuves disputées. En coulisses, des solutions alternatives sont déjà à l’étude. Comme lors de la crise sanitaire, certaines pistes européennes pourraient être rappelées en renfort. Imola et Portimão figurent en tête des options envisagées. Toutefois, l’encombrement du calendrier complique toute réorganisation rapide. Dans ce contexte incertain, la Formule 1 avance avec prudence, suspendue à l’évolution de la situation internationale, tout en cherchant à préserver l’équilibre sportif et financier de son championnat.
Djaffar KHODJA



