
La Ferrari a marqué les esprits lors des essais de Bahreïn avec deux trouvailles techniques : un échappement à vocation aérodynamique et surtout l’aileron arrière surnommé « Macarena », capable de pivoter pour exploiter au maximum l’aérodynamique active et réduire la traînée en ligne droite. Son directeur technique, Loïc Serra, a revendiqué une interprétation audacieuse du règlement 2026. Selon lui, cette nouvelle ère constituait à la fois une page blanche stimulante et un piège potentiel. L’objectif, explique-t-il, est de conserver plusieurs voies de développement sans s’enfermer dans un concept unique. Concernant l’aileron, Serra souligne que le texte actuel offre une liberté inédite : les ingénieurs ont identifié une zone grise permettant d’optimiser l’aérodynamique active et le mode « ligne droite ». Au-delà des hiérarchies attendues à Melbourne, le Français insiste : l’essentiel n’est pas d’être prêt immédiatement, mais de disposer d’une monoplace à fort potentiel d’évolution. Dans une saison longue et mouvante, la capacité de développement fera la différence.
Djaffar KHODJA



