TENNIS : Pour avoir accusé Rafael Nadal de dopage

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TENNIS

Pour avoir accusé Rafael Nadal de dopage

Roselyne Bachelot (France) condamnée à verser 10.000 euros de dommages et intérêts

 

L'ancienne ministre française de la Santé et des Sports, Roselyne Bachelot, a été reconnue coupable de diffamation pour avoir accusé le numéro 1 mondial de tennis, l’Espagnol Rafael Nadal, de dopage.

L'ancienne ministre a perdu face au tennisman. C'est une victoire judiciaire pour le numéro 1 du tennis mondial. Jeudi 16 novembre, Rafael Nadal a obtenu gain de cause contre Roselyne Bachelot. Roselyne Bachelot a été condamnée à 500 euros d'amende avec sursis, dans le litige qui l'opposait à Rafael Nadal. Ce dernier l'avait poursuivi en justice pour diffamation, pour l'avoir accusé de dopage dans une émission télévisée l'an dernier.

 

Le tribunal correctionnel de Paris, qui a jugé Roselyne Bachelot coupable de diffamation, l'a en outre condamnée à verser 10.000 euros de dommages et intérêts au numéro 1 mondial de tennis. Il en demandait 100.000. L'avocat de l'ex-ministre avait de son côté proposé que sa cliente lui verse un euro symbolique, en cas de condamnation.

Roselyne Bachelot devra aussi verser 2000 euros au joueur espagnol au titre des frais de justice.

L'ancienne ministre, qui "ne regrette absolument pas ses propos", "constate avec satisfaction que les juges ont estimé disproportionnées les demandes de Rafael Nadal", a déclaré son avocat, Me Olivier Chappuis. Elle "ne fera pas appel". L'avocat du joueur, Me Patrick Maisonneuve, s'est quant à lui déclaré "tout à fait satisfait du principe de la condamnation de Mme Bachelot".

 

Ces accusations "commencent à me fatiguer"

 

En mars 2016, interrogée sur la chaîne D8 au sujet de l'affaire du contrôle positif de l'ancienne numéro 1 mondiale russe Maria Sharapova, Roselyne Bachelot, reconvertie chroniqueuse, avait accusé Rafael Nadal, longuement absent en 2012, d'avoir feint une blessure pour dissimuler un contrôle antidopage positif.

 

"On sait que la fameuse blessure de Rafael Nadal, quand il a été arrêté sept mois, est certainement due à un contrôle positif", avait notamment lancé l'ex-ministre de la Santé et des Sports (2007-2010).

 

Ces accusations "commencent à me fatiguer", avait déclaré Nadal à l'époque. L'Espagnol, qui a remporté dix fois Roland-Garros (deuxième levée du Grand Chelem), avait attaqué l'ex-ministre en diffamation et demandé dans la foulée à la Fédération internationale de tennis de publier ses contrôles antidopage. Celle-ci avait répondu qu'il pouvait les publier lui-même, tout en répétant qu'il n'avait jamais été contrôlé positif.

Ni le joueur, ni l'ancienne ministre n'étaient présents au procès, le 13 octobre.

 

L'avocat de Roselyne Bachelot cible "la faiblesse des contrôles antidopage"

 

La parole de Roselyne Bachelot "pèse énormément du fait de ses anciennes fonctions", avait plaidé l'avocat du joueur, Me Patrick Maisonneuve, estimant que ces propos auraient pu avoir "des conséquences importantes" notamment s'agissant des "sponsors" de Rafael Nadal.

 

L'avocat avait communiqué au tribunal le dossier médical de Nadal, qui souhaitait "tordre le cou une fois pour toutes à ce que dit Mme Bachelot". Il fait état selon lui d'un problème très sérieux au tendon du genou gauche.

 

En face, l'avocat de Roselyne Bachelot, Me Olivier Chappuis, s'était employé à faire le procès de la Fédération internationale, expliquant longuement que son programme antidopage "a toujours été d'un laxisme ahurissant" sur fond de "culture de dissimulation des contrôles positifs". "Il y a un fossé énorme entre les succès qu'il collectionne et la faiblesse des contrôles antidopage pratiqués", avait-il estimé.

 

Quelques heures après la décision de justice, Rafael Nadal a confirmé que la totalité des dommages et intérêts versé par l'ancienne ministre serait remis à des oeuvres caritatives françaises.

 

 

 

ENCADRE

Masters de Londres

Roger Federer se défait de Marin Cilic et sort invaincu de sa poule

 

Trois sur trois pour Roger Federer. Le Suisse s'est imposé jeudi soir en trois sets contre Marin Cilic (6-7(5), 6-4, 6-1) pour boucler sa phase de poule invaincu. Le Croate, qui avait pourtant pris les devants, termine lui son Masters sur une troisième défaite. Premier du groupe Becker, Federer affrontera samedi le deuxième du groupe Sampras (Goffin ou Thiem).

 

Federer est allé la chercher celle-là. Opposé à Marin Cilic dans un match où le seul enjeu était de savoir s'il allait aborder les demi-finales du Masters en étant invaincu, le Suisse est allé chercher un succès au forceps face au Croate en trois manches (6-7(5), 6-4, 6-1), jeudi à Londres. Très compliqué à gagner, ce match n'a pas été de tout repos pour l'Helvète, tant Cilic lui a offert une opposition de choix.

 

Invaincu durant cette phase de poules, Federer reprendra donc la raquette ce samedi pour obtenir une place en finale du tournoi des maîtres face au vainqueur du duel qui devait opposer dans la soirée d’hier Dominic Thiem à David Goffin. Marin Cilic a de son côté bouclé ce Masters avec une troisième défaite en trois rencontres (et en trois sets à chaque fois). Bon mais pas assez régulier, le joueur de Zagreb avait un niveau trop inégal pour rêver de mieux dans ce tournoi. C'est dommage car il avait le tennis pour espérer voir le dernier carré.