
Marc Márquez continue son irrésistible démonstration. Au Balaton Park Circuit, le nouveau tracé hongrois, l’Espagnol de Ducati a signé sa septième victoire consécutive, la dixième en quatorze manches cette saison.
Un chiffre qui illustre l’emprise totale du leader du championnat, désormais solidement installé en tête avec 175 points d’avance sur son frère Álex. Derrière lui, Pedro Acosta réalise une superbe course pour s’offrir la deuxième place, tandis que Marco Bezzecchi complète le podium, son troisième consécutif en course longue, confirmant la progression éclatante d’Aprilia.
Pièges au départ
Avant même l’extinction des feux, la course a connu son premier rebondissement : Fabio Di Giannantonio, troisième sur la grille, a été contraint de regagner les stands après un problème mécanique sur sa Ducati durant le tour de formation. Reparti avec la deuxième moto depuis la pitlane, l’Italien a vu ses espoirs s’envoler. Le premier tour, redouté pour son caractère piégeux, a tenu toutes ses promesses. Bezzecchi s’est porté en tête devant Márquez, mais le leader espagnol a heurté légèrement l’Aprilia et perdu une position au profit de Franco Morbidelli. Derrière, Enea Bastianini a chuté spectaculairement en tentant de suivre le rythme, traversant la piste de justesse sans être percuté par le peloton.
Duel au sommet
Comme à Brno et au Red Bull Ring, le duel Márquez-Bezzecchi s’est rapidement imposé comme le fil rouge de la course. Après avoir repris la deuxième place à Morbidelli, Marc a lancé la chasse. Pressé également par le retour d’Acosta, le leader du Championnat du monde n’a pas tardé à hausser le ton. Ses premières attaques, agressives mais imprécises, ont été superbement repoussées par Bezzecchi. Mais l’Espagnol ne s’est pas découragé : à l’entame du onzième tour, un freinage appuyé au virage 1 lui a permis de s’emparer définitivement du commandement. Deux tours plus tard, l’affaire était pliée : Márquez avait déjà creusé un écart décisif, qu’aucun adversaire ne parviendra à combler. Pedro Acosta, irrésistible dans sa remontée depuis la 7e position de grille, s’est ensuite emparé de la deuxième place aux dépens de Bezzecchi, mais trop tard pour espérer inquiéter le leader. L’Espagnol de KTM confirme toutefois son statut de futur grand, tandis que Bezzecchi, troisième, consolide la dynamique retrouvée d’Aprilia.
Derrière le trio de tête
La bataille pour le quatrième rang a animé le peloton. Jorge Martín, champion du monde sortant, pourtant parti depuis la 14e place sur la grille, a retrouvé des couleurs en s’imposant dans ce duel, un résultat encourageant après une première moitié de saison perturbée par les blessures. Belle prestation également de Luca Marini, cinquième avec Honda, confirmant les progrès de la RC213V. Morbidelli, en retrait sur la fin, doit se contenter de la sixième place. Francesco
Bagnaia, lui, a vécu une nouvelle course compliquée. Parti prudemment, l’Italien avait pourtant gagné quelques positions pour se retrouver septième, mais a ensuite subi les attaques successives des KTM de Brad Binder et Pol Espargaró. Il termine neuvième, sauvant quelques points mais loin de ses ambitions. Journée noire enfin pour le team Gresini : Álex Márquez est tombé dès le deuxième tour avant de remonter laborieusement jusqu’à la 14e place, juste devant Di Giannantonio, jamais en mesure de revenir. De son côté, Fermín Aldeguer a chuté alors qu’il se battait pour le Top 5 et a dû se contenter de finir loin après une pénalité de long lap.
La domination continue
Au soir du Grand Prix de Hongrie, un constat s’impose : Márquez plane au-dessus du plateau. Son autorité, sa régularité et sa capacité à surclasser la concurrence laissent peu de place au suspense. Avec dix victoires en quatorze courses, et une série en cours de sept succès consécutifs, l’Espagnol trace un sillon impressionnant vers une nouvelle couronne mondiale.
Amayas LAAZIB



