
Après une première expérience contrastée entre 2010 et 2013, la Corée du Sud ambitionne de renouer avec la Formula 1 dès 2028. Le projet ne concernerait plus le circuit de Yeongam, théâtre de courses marquées par des conditions chaotiques, mais un tout nouveau tracé urbain à Incheon, situé à proximité de Séoul. Long de 4,96 km et composé de 15 virages, ce circuit s’inscrirait dans une stratégie ambitieuse portée par les autorités locales. Une étude de faisabilité, menée avec le concours du cabinet Tilke, estime les retombées économiques à près de 790 millions de dollars sur cinq ans, pour un coût d’environ 542 millions. L’évènement pourrait attirer jusqu’à 120 000 spectateurs par jour et générer des milliers d’emplois. Reste toutefois un obstacle majeur : l’intégration au calendrier. Déjà dense avec 24 courses, celui-ci est considéré comme un plafond par Stefano Domenicali. Entre retours programmés et rotation des circuits, l’arrivée d’un nouveau Grand Prix en Asie, région déjà bien fournie, pose la question de l’équilibre et de la viabilité à long terme.
Djaffar KHODJA



