
L’élimination en coupe de la CAF face au Zamalek continue de déchaîner les passions et les réactions se multiplient avec une intensité croissante. Au centre de cette tempête virulente, un homme unique concentre à présent l’ensemble des reproches et des attaques : Badredine Bahloul, le président du conseil d’administration du club.
Désigné sans ambiguïté comme le principal coupable de cet échec, le président assume aujourd’hui les conséquences amères de choix stratégiques imprudents et mal ficelés. Que ce soit au niveau de la gestion sportive quotidienne, des orientations techniques adoptées ou même de la stratégie de communication déployée autour de l’équipe, de plus en plus de voix s’élèvent pour pointer du doigt les manquements graves de la direction en place lors d’un moment décisif. Cette défaite n’est absolument pas vue comme un simple couac isolé ou un accident de parcours malheureux, mais plutôt comme le point culminant d’une accumulation d’erreurs stratégiques qui ont progressivement érodé la cohésion et l’équilibre fragile du groupe. Dans les gradins du stade, comme sur les vastes arènes des réseaux sociaux, la colère monte en flèche et la pression exercée sur le premier responsable du club s’intensifie de manière asphyxiante, surtout depuis que l’équipe a vu s’évaporer ses principaux objectifs de la saison, entre un championnat en péril et cette élimination douloureuse en coupe de la CAF.
Une gestion de plus en plus contestée
Au-delà de la simple déception sportive immédiate, c’est l’ensemble de la gouvernance pilotée par Badredine Bahloul qui fait l’objet d’un examen critique sans précédent. À l’intérieur même du club, des voix dissidentes commencent à se faire entendre pour dénoncer une approche managériale qui, au final, ne se distingue guère de celle de ses prédécesseurs, pourtant régulièrement épinglés et critiqués par le passé. Ce climat toxique et délétère pèse désormais de tout son poids sur l’ensemble de l’écosystème du club, créant une atmosphère lourde et contre-productive. Les joueurs eux-mêmes paraissent touchés et démotivés par ces remous internes, pendant que le staff technique s’évertue, avec beaucoup de peine, à garder le cap et à maintenir une certaine unité. Cependant, le doute s’est insinué profondément et il s’avère de plus en plus ardu de dissimuler les fissures béantes qui gangrènent la maison belouizdadie. Le président, qui avait initialement suscité un espoir sincère et une vague d’optimisme à son arrivée aux commandes, assiste aujourd’hui, impuissant, à l’effondrement rapide de sa crédibilité, d’autant plus que les engagements pris l’été dernier n’ont pas été honorés comme promis.
Le dossier Ramovic, symbole d’un blocage inquiétant
Parmi les multiples dossiers qui mettent en lumière les blocages actuels du club, celui concernant Ramovic se révèle particulièrement emblématique et alarmant. Incapable de prendre une décision ferme et tranchée ou de dégager une solution concrète et opérationnelle, Badredine Bahloul donne l’image d’un dirigeant passif qui subit les événements au lieu de les dominer avec autorité. Cette période prolongée d’incertitude pèse comme un boulet sur l’ensemble du groupe et entrave toute forme de projection confiante vers la fin de saison. L’absence criante d’une décision forte et décisive dans ce dossier renforce l’impression d’un président en grande détresse, complètement dépassé par l’ampleur et la complexité de la crise en cours. Dans un contexte où le club aspire ardemment à une stabilité retrouvée et à un leadership affirmé, ce flou persistant ne fait qu’attiser les critiques et les doutes. Pour une grande partie des observateurs, ce dossier incarne parfaitement une gestion hésitante et vacillante qui empêche le CRB de se relever et de rebondir efficacement.
Akram B.



