Le joyau de cette préparation sera ce déplacement prévu en Pologne. Là-bas, les Algériennes disputeront plusieurs matchs amicaux contre des clubs de haut vol, des sélections régionales polonaises connues pour leur intensité physique et leur précision technique. Ces oppositions, d’un niveau supérieur à celui du Maghreb, offriront un rythme compétitif idéal et un précieux temps de jeu pour les joueuses de l’EN, tout en permettant d’expérimenter des rotations d’effectifs et des variantes tactiques – comme un bloc plus agressif ou un service flottant plus varié. Pour le staff, ces rencontres seront un véritable laboratoire expérimental : observation des réactions sous pression, ajustements en temps réel et identification des leaders naturels au sein du groupe. À l’image des stages préparatoires réussis par d’autres nations africaines, comme le Kenya ou l’Égypte, cette immersion européenne pourrait s’avérer décisive pour forger un collectif résilient.
Au-delà de la simple qualification, cet enjeu transcende le court terme pour le volley-ball féminin algérien. Après plus d’une décennie de résultats sporadiques – avec une dernière participation notable au Mondial 2018 –, l’objectif est de bâtir un projet durable : professionnalisation accrue des championnats locaux, scouting systématique des talents en herbe et partenariats internationaux. Le tournoi qualificatif en Algérie marque ainsi le coup d’envoi d’une ère de renaissance. Devant un public algérois en feu, les « Vertes » ne viseront pas seulement le billet pour le Championnat d’Afrique 2026, mais les fondations d’un cycle victorieux, capable de ramener le volley féminin algérien au rang des puissances continentales.
Walim Mansouri



