Football Algérien

L’indemnité financière bloque le départ de Mokwena

Dans notre précédente livraison, nous avions mis en lumière les assidues sollicitations du club d’Al-Ittihad de Tripoli, qui a déployé des efforts considérables pour attirer Rulani Mokwena, l’entraîneur sud-africain du MC Alger. Le club libyen, connu pour son ambition dans les compétitions africaines et son histoire riche dans le football maghrébin, a effectivement mis le paquet en proposant à Mokwena un salaire mensuel faramineux, dépassant largement ce qu’il perçoit actuellement au Mouloudia. Cette offre exceptionnelle semble avoir fini par faire céder le coach sud-africain aux sirènes tentatrices d’Al-Ittihad, un club déterminé à renforcer son staff technique pour viser des titres continentaux. Cependant, malgré l’attrait financier indéniable de cette proposition, ce n’est pas uniquement l’aspect pécuniaire qui motive le départ potentiel de Mokwena. L’entraîneur sud-africain a été profondément affecté par les critiques virulentes des supporters mouloudéens. Il a donc amèrement constaté qu’il était devenu persona non grata, malgré le large succès récent contre l’ESM.

Refusant de s’imposer contre vents et marées dans un environnement aussi hostile, Mokwena aspire désormais à un nouveau challenge où il se sentira soutenu. C’est dans ce contexte que le président du MC Alger, Hadj Redjem, a pris contact avec l’agent du coach, Benyahia, pour discuter d’une issue amiable. Néanmoins, le premier responsable du Mouloudia n’est pas prêt à céder aux exigences financières de Mokwena, qui réclame une indemnité conséquente en contrepartie de la résiliation anticipée de son contrat. À vrai dire, malgré la précieuse victoire à Mostaganem qui avait mis fin au passage à vide traversé par l’équipe en championnat, Hadj Redjem savait que la galerie n’hésiterait pas à réclamer son départ au prochain faux pas.

Si Hadj Redjem n’a pas accepté les conditions posées par Mokwena pour un départ immédiat, c’est parce qu’il croyait fermement que le technicien sud-africain finirait par faire des concessions sur le plan financier. Le président mouloudéen pariait sur le fait qu’Al-Ittihad, prêt à casser sa tirelire pour s’attacher les services de Mokwena, pousserait l’entraîneur à renoncer à une partie de l’argent qu’il voulait toucher en contrepartie de son départ. Seulement, chacun a campé sur ses positions et l’indemnité financière constitue ainsi le principal écueil bloquant le départ du technicien Sud-Africain.

K. M.

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page