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Le geste « Nemour II » toujours en perfectionnement constant
Lors de cette étape azerbaïdjanaise de la Coupe du Monde, Kaylia Nemour a également tenté de peaufiner son mouvement signature, le Nemour II, un élément technique innovant et spectaculaire qu’elle a elle-même créé et soumis aux barres asymétriques. Ce geste, homologué officiellement dans le code de pointage de la FIG avec une valeur de 0,7 point, consiste en une variante audacieuse du Tkachev avec une torsion supplémentaire et une entrée en force latérale, illustrant l’originalité, la créativité et l’audace de la gymnaste algérienne. À Bakou, l’objectif principal était de perfectionner l’atterrissage et la fluidité de la transition vers l’élément suivant, afin de le rendre encore plus efficace et noté plus haut dans la perspective des prochaines grandes échéances comme les Championnats du Monde ou les JO 2028.
Cette capacité à innover et à repousser les limites techniques – un Nemour I existait déjà depuis 2023 – explique en grande partie la place éminente qu’occupe aujourd’hui Nemour parmi les meilleures gymnastes du circuit mondial. Peu d’athlètes peuvent se targuer d’avoir un élément à leur nom ; cela la place dans une élite restreinte, aux côtés de figures comme le Biles ou le Khorkina. Son travail sur ce geste à Bakou, malgré une petite imperfection notée par les juges, montre une gymnaste en perpétuelle évolution.
A. A.



