
L’aventure autrichienne n’aura pas duré longtemps pour les judokas algériens engagés au Grand Chelem d’Autriche, dont les épreuves ont débuté vendredi et s’achèvent ce soir. Sur les tatamis, Amina Belkadi et Driss Messaoud ont vu leur parcours s’interrompre plus tôt que prévu, quittant la compétition dès leurs premiers tours.
Dans la catégorie des -63 kg, Amina Belkadi a été stoppée en huitièmes de finale par la Croate Nina Kvitko. La judokate algérienne s’est inclinée par hansoku-make (disqualification), après avoir écopé de trois pénalités pour passivité, mettant ainsi fin à ses espoirs de poursuivre l’aventure. Le scénario a été similaire pour Driss Messaoud (-73 kg). Opposé au redoutable Géorgien Lasha Shavdatuashvili, l’Algérien a été éliminé dès les 32es de finale, les deux athlètes recevant une disqualification pour accumulation d’avertissements liés au jeu passif.
Il faut dire que Messaoud avait face à lui une véritable légende du judo mondial. Shavdatuashvili, champion olympique à Londres 2012 et médaillé d’argent aux JO de Tokyo 2020, possède un palmarès impressionnant. Ancien champion du monde, le Géorgien totalise 29 médailles dans les tournois du circuit Grand Chelem et Grand Prix, dont 10 en or. À l’inverse, Driss Messaoud retrouvait la scène internationale après plus de deux ans d’absence, ce qui rendait la tâche d’autant plus délicate.
Malgré ces éliminations précoces, la compétition se poursuit pour la délégation algérienne, qui espère rebondir à travers ses autres représentants et engranger de précieux points au classement mondial, dans un tournoi qui rassemble l’élite du judo international. Le calendrier reste d’ailleurs chargé pour les Algériens. Dès la fin de ce rendez-vous autrichien, ils enchaîneront avec un stage de préparation en République tchèque, prévu du 10 au 17 mars. Une étape importante pour peaufiner les aspects tactiques et physiques en vue des prochaines échéances du circuit Grand Chelem, qui s’annoncent particulièrement relevées.
N. E.



