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Semaine décisive pour  les Algériens  

Championnats du monde en salle 

À seulement une semaine de la clôture officielle des qualifications pour les prochains Championnats du monde d’athlétisme en salle, prévus du 20 au 22 mars 2026 à Toruń, en Pologne, l’athlétisme algérien retient son souffle.
Cette compétition indoor, organisée par World Athletics, représente un rendez-vous majeur du calendrier hivernal, avec ses pistes courtes de 200 mètres et ses virages serrés qui exigent une technique irréprochable. Le bilan provisoire est encourageant : quatre athlètes ont déjà composé leur ticket pour l’élite mondiale, tandis que d’autres, dans une tension palpable, jouent leur va-tout pour rejoindre le contingent national. Ces qualifications reposent sur des minima de performance fixés par la Fédération internationale, complétées par un classement mondial basé sur les 48 meilleures performances récentes. Pour l’Algérie, c’est l’occasion de briller dans un format qui favorise les sprinteurs endurants et les sauteurs explosifs.
Yasser Triki prêt à forcer le destin
Chef de file incontesté des sauteurs algériens, Yasser Triki confirme, saison après saison, sa régularité au plus haut niveau mondial. Spécialiste du triple saut, cette discipline combinant course d’élan, saut en longueur, bond et saut final, il s’est rapidement assuré une qualification méritée avec un bond dépassant les 17 mètres, un minimum indoor exigeant. Habitué des grandes compétitions comme les JO de Paris 2024 où il a décroché l’argent, Triki ambitionne désormais de franchir un nouveau cap sur la scène mondiale en salle. Ici, la moindre erreur – un appui mal placé ou un déséquilibre au troisième appui – se paie cash, avec des écarts de quelques centimètres qui font la différence entre médaille et anonymat. À 28 ans, fort de son entraînement au Centre de hautes performances d’Alger, Triki vise une breloque précieuse, inspirée par les exploits passés de l’Algérie en athlétisme comme ceux de Taoufik Makhloufi.
Gouaned et Moula, duo complémentaire sur le 800 m
Le 800 mètres algérien sera brillamment représenté avec Mohamed Ali Gouaned et Slimane Moula, deux profils complémentaires qui incarnent la profondeur du vivier national. Gouaned, jeune prodige de 22 ans, issu de la région d’Oran, continue de progresser avec une maturité remarquable. Son chrono récent sous les 1’46 » témoigne d’une gestion tactique de plus en plus aboutie : il excelle dans les faux plats indoor, où il sait se placer en embuscade avant un finish fulgurant. Moula, 29 ans et vétéran des pistes, possède l’expérience des grands rendez-vous – rappelons sa finale aux Championnats d’Afrique 2024. Il sait élever son niveau lorsque l’enjeu est maximal, comme lors de ses duels intenses contre les Kényans.
Moataz Sikiou, l’invité surprise du 400 m
Sur le tour de piste indoor, Moataz Sikiou a validé sa qualification au terme d’une préparation minutieuse. Ce sprinteur-endurant a bouclé les 400 mètres en 46 »50, un temps qui le propulse parmi les 24 meilleurs mondiaux. Sikiou incarne cette nouvelle génération ambitieuse, formée dans les stades algériens, qui entend replacer l’Algérie sur la carte des sprints longs indoor et laisse présager des surprises en Pologne.
Younès Ayachi, la pépite de 17 ans qui illumine le saut en hauteur
La belle surprise vient du concours de saut en hauteur avec Younès Ayachi, révélation véritable à seulement 17 ans. Ce jeune prodige algérien a franchi une barre impressionnante de 2,28 mètres lors d’un meeting à Alger, performance synonyme de qualification mondiale et record national juniors. À son âge, participer aux Mondiaux en salle constitue déjà une étape majeure dans une carrière qui ne fait que commencer, à l’image des débuts fulgurants de certains champions olympiques.
Walim Mansouri

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