
Plusieurs tireurs algériens ont été engagés dans différentes étapes de la Coupe du monde, avec des résultats contrastés selon les armes et les tableaux. Entre apprentissage et premières confirmations, cette tournée internationale a livré son lot d’enseignements pour les représentants nationaux. C’est au sabre féminin, lors de l’Étape d’Athènes, que la délégation algérienne était la plus représentée avec 5 engagées, à savoir : Abik Bounegab, Chaïma Benadouda, Naïla Benchkour, Kawter Mohamed Belkbir et Afnane Djaouaher Belkahla. Face à une concurrence relevée, seule Chaïma Benadouda est parvenue à tirer son épingle du jeu. Solide en phase de poules, elle a réussi à décrocher deux victoires, un bilan suffisant pour accéder au tableau principal des 128. Une performance encourageante dans un circuit mondial particulièrement exigeant. Son parcours s’est toutefois arrêté à ce stade, après une défaite face à la Chinoise Liu Binshu, classée 22e mondiale, sur le score de 15-8. Malgré cette élimination, la prestation de Benadouda reste l’un des points positifs de cette étape grecque, démontrant sa capacité à rivaliser par séquences avec des adversaires mieux classées.
Une expérience difficile pour les autres sabreuses
Pour les quatre autres Algériennes engagées, la marche s’est avérée plus haute. Bounegab, Benchkour, Belkbir et Belkahla n’ont pas réussi à franchir le cap des poules, souvent confrontées à des tireuses expérimentées issues des grandes nations de l’escrime. Ces résultats, bien que décevants sur le plan comptable, s’inscrivent dans un processus d’apprentissage. À ce niveau de compétition, chaque assaut représente une opportunité d’acquérir de l’expérience et de mesurer les exigences du haut niveau.
Fleuret masculin, sortie précoce au Caire
Du côté du fleuret masculin, l’étape du Caire n’a pas souri non plus aux représentants algériens. Salim Haroui, Souhail Dellali et Rayan Sadli ont tous été éliminés dès la phase de poules, sans parvenir à se qualifier pour les tableaux éliminatoires. Là encore, le niveau très relevé de la compétition a pesé face à des tireurs en quête de repères sur la scène internationale. Le manque d’efficacité dans les moments clés et l’expérience des adversaires ont souvent fait la différence.
Des enseignements à tirer pour la suite
Au final, ces différentes participations aux étapes de la Coupe du monde offrent un bilan mitigé, mais riche en enseignements. Si la performance de Chaïma Benadouda constitue un motif de satisfaction, l’ensemble du groupe devra continuer à travailler pour combler l’écart avec l’élite mondiale. Ces sorties internationales restent néanmoins essentielles dans la progression des tireurs algériens. Elles permettent non seulement de gagner en expérience, mais aussi d’identifier les axes d’amélioration en vue des prochaines échéances. Dans une discipline aussi exigeante que l’escrime, la régularité et l’accumulation des compétitions de haut niveau sont souvent les clés pour franchir un cap. Les prochaines étapes du circuit mondial seront donc attendues avec l’ambition de faire mieux et de confirmer les progrès entrevus.
A. A.



