Football Algérien

Adel Boudedja convoque sa première réunion du conseil d’administration la semaine prochaine

Quelques jours seulement après sa nomination officielle au poste de président du conseil d’administration (CA) par l’actionnaire majoritaire Mobilis, Adel Boudedja s’active déjà pour poser les bases d’une nouvelle ère à la Jeunesse sportive de Kabylie (JSK). Connu pour sa parfaite maîtrise des rouages internes du club, le nouveau leader a initié des discussions préliminaires avec ses pairs au sein du CA afin d’établir un ordre du jour solide pour sa toute première réunion. Celle-ci est programmée pour la semaine prochaine, mais avec une contrainte bien précise : elle n’aura lieu qu’après le retour de l’équipe première de son déplacement en Tanzanie pour les besoins de la compétition. Cette décision n’est pas anodine. Boudedja, soucieux de l’organisation logistique et sportive du club, refuse de lancer les débats avant d’avoir un retour complet sur ce voyage crucial. Il veut ainsi s’assurer que les préoccupations immédiates de l’équipe – transport, préparation et performance – soient pleinement prises en compte avant toute délibération stratégique. Ce choix reflète une approche pragmatique, privilégiant la stabilité sur le terrain avant les ajustements administratifs.

Aucune précipitation pour le recrutement du nouveau DTS
Par ailleurs, Adel Boudedja dément fermement les rumeurs qui circulent et qui le présentent comme pressé de nommer un successeur à Hakim Medane au poste de directeur technique sportif (DTS). Rappelons que Medane, tout comme El Hadi Ould Ali, a été écarté par Mobilis dans le cadre d’un vaste remaniement. Des noms prestigieux ont certes été évoqués dans les couloirs, à l’image de Moussa Saïb et Nacer Bouiche, deux figures emblématiques ayant brillé sous les couleurs de la JSK lors de ses heures de gloire. Ces anciens du club, avec leur expérience et leur attachement à l’institution, représentent des options logiques et attractives. Pourtant, à ce jour, Boudedja n’a contacté aucun d’entre eux, comme il l’a lui-même confirmé. Le sujet sera abordé de manière collégiale lors de cette première réunion du CA, afin d’éviter toute décision unilatérale et de garantir un consensus solide. Mieux encore, selon une source proche du dossier et hautement fiable, les premiers échanges entre Boudedja et les membres du conseil penchent vers une refonte profonde de l’organigramme sportif. L’idée qui fait son chemin est de supprimer purement et simplement le poste de manager général, pour ne conserver que celui de DTS, doté de prérogatives élargies sur tous les aspects sportifs. Cette orientation est motivée par une volonté claire de la nouvelle direction : éliminer toute ambiguïté ou chevauchement de responsabilités. Nommer à la fois un DTS et un manager général risquerait en effet de générer des conflits internes, avec le danger qu’un des deux empiète sur le domaine de l’autre, au détriment de l’efficacité globale. En optant pour une structure allégée et claire, la JSK vise à fluidifier la prise de décisions et à recentrer les énergies sur les performances collectives.

Un nouvel organigramme au cœur des débats pour relancer le club
Au-delà de ces nominations, la réunion s’annonce comme un moment pivot pour l’avenir de la JSK. Pour remettre le club sur les rails et lui permettre de repartir du bon pied, un nouvel organigramme global sera présenté et débattu en détail. Ce document ambitieux couvrira l’ensemble des structures du club – des équipes seniors aux catégories de jeunes, en passant par les départements administratifs, financiers et techniques. Il définira avec précision les rôles, les chaînes de commandement et les modes de fonctionnement quotidien, dans le but de restaurer une gouvernance exemplaire. Ce projet sera enrichi par les contributions des membres du CA avant d’être soumis au conseil des associés pour ratification finale. En somme, cette première réunion sous l’ère Boudedja s’impose comme déterminante. La JSK, championne d’Afrique et multiple lauréate nationale, ne peut plus se permettre de rater une autre saison. Tout l’entourage du club est unanime : l’échec de l’exercice actuel est en grande partie imputable à la gestion chaotique de l’ancien bureau dirigeant, malgré les moyens considérables mis à sa disposition par l’actionnaire majoritaire Mobilis. Avec cette réunion, l’espoir renaît d’une JSK revitalisée, capable de reconquérir sa place au sommet du football algérien et continental.

K. M.

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