Montoya tempère le mythe du « Verstappen roi du marché »
Malgré son statut, le Néerlandais disposerait d’une marge de manœuvre limitée pour quitter Red Bull

Si Red Bull a récemment vu partir plusieurs figures majeures — Adrian Newey, Jonathan Wheatley, Christian Horner et Helmut Marko — Max Verstappen demeure, lui, solidement arrimé à l’écurie autrichienne. Le contrat du quadruple champion du monde court en effet jusqu’en 2028, même si diverses clauses de sortie pourraient, en théorie, lui offrir une porte de secours. Un scénario pourrait s’ouvrir dès 2026, première saison de Red Bull en tant que motoriste, avec son lot d’incertitudes techniques. En cas de difficultés majeures, Verstappen aurait la possibilité de se libérer et d’envisager un nouveau défi. Mais pour Juan Pablo Montoya, l’équation est loin d’être aussi simple. « Pour Max, décider si et quand il doit quitter Red Bull sera extrêmement compliqué », explique l’ancien pilote colombien. « Imaginons qu’au printemps il choisisse de s’engager avec Mercedes, et que Red Bull se mette soudainement à enchaîner les victoires en fin de saison.
En Formule 1, tout est une question de timing : être au bon endroit au bon moment. » Montoya rappelle également que le marché des pilotes n’offre pas tant d’options que cela, même pour un champion du calibre de Verstappen. « Chez Ferrari, Lewis Hamilton et Charles Leclerc sont intouchables. Chez Aston Martin, si Adrian Newey réussit la voiture, pensez-vous vraiment que Lawrence Stroll écartera son fils Lance au moment où l’équipe peut gagner ? Et puis, chez Aston Martin, le pilote capable de jouer le titre est déjà là : Fernando Alonso. » Autrement dit, malgré son statut, Verstappen ne dispose pas d’une liberté de mouvement illimitée. Un paradoxe pour celui que beaucoup considèrent comme le roi du marché.
Djaffar KHODJA



