Gerhard Berger : « Reconstruire efficacement, brique après brique »
La tourmente couve chez Red Bull

Le départ de Chris Horner, évincé après vingt ans couronnés de succès à Milton Keynes, a fait voler en éclats la fragile trêve instaurée en 2024 entre le clan Verstappen et la direction du team. Aujourd’hui, Red Bull se retrouve orpheline de son emblématique team principal et doit composer avec une monoplace moins performante, tandis que Laurent Mekies, fraîchement promu, hérite d’un chantier délicat : recoller les morceaux d’un effectif fragilisé par les dissensions internes et préparer la révolution technique de 2026. Pour Gerhard Berger, proche de Helmut Marko et familier de l’écurie, l’urgence n’est pas tant de viser un nouveau titre dès la prochaine saison que de restaurer l’unité : « L’objectif ne doit pas être de gagner immédiatement le championnat, mais de stabiliser l’équipe et de réintégrer Verstappen de la manière la plus appropriée », insiste-t-il auprès de Kronen Zeitung. Selon lui, « la Red Bull est clairement dans une spirale négative : il est désormais crucial de reconstruire efficacement, brique après brique. » L’autre défi, souligne l’ancien pilote Ferrari, porte sur la pérennité de son champion : « Max a toujours affirmé sa fidélité à Red Bull, et je suis persuadé qu’il restera après le départ de Horner. Nous savons que leurs relations n’étaient pas au meilleur de leur forme ; l’éviction d’Horner pourrait même avoir pesé dans la décision de Max. » Quant à l’intéressé, Berger juge qu’il n’a pas été surpris : « Si Chris ne l’a pas vu venir, c’est plutôt mauvais signe… ». Désormais, la priorité est claire : réconcilier les talents du box et offrir à Verstappen un environnement serein avant d’entamer le prochain cycle règlementaire. Car sans cohésion, même la meilleure monoplace risque de tourner à vide.
Amayas LAAZIB



