Trophée international FINA

  • PDF

L’Algérie termine à la 6e place

 

Après une semaine de compétition, le rideau est tombé sur le trophée international FINA en water-polo, compétition réservée aux pays émergeants dans cette discipline. Organisé du 06 au 11 avril par le Koweït, cette réunion à laquelle ont participé 12 nations, est revenue au pays organisateur qui a battu la formation de Singapour en finale disputée samedi dernier. En match de classement, le sept national, 3e du groupe A, a terminé finalement 6e au général après avoir concédé une défaite surprenante face à son rival maghrébin le Maroc. Bête noire du sept marocain, l’équipe nationale s’est faite surprendre par un adversaire renforcé par des éléments professionnels évoluant en France. Le président de la Fédération Royale marocaine Farid Alem vient de jouer un sacré tour à nos Verts, et du coup a pris une belle revanche sur le dernier championnat maghrébin, tenu à Alger au mois de mai 2008, remporté par l’équipe nationale, justement contre le même concurrent. Le podium du trophée international FINA est complété par l’équipe de Trinidad et Tobago, couronnée de bronze suite à sa victoire contre les Philippines.

Faire la fine bouche ?

Par rapport à l’édition précédente de 2008, les coéquipiers de Raouf Boukazouha sont remontés de trois places dans le classement final du trophée FINA. Faut-il donc faire la fine bouche devant ce résultat ou bien s’en prendre à une équipe qui ne repose sur une aucune base fiable de développement à l’instar de toute discipline collective où un championnat national existe bel et bien. Cette situation perdure depuis longtemps sans que cela n’offusque personne, tout d’abord la Fédération, encore moins sa tutelle. Pourtant, les jalons de développement du water-polo ont été posés en 2002, au cours des journées d’études sur la natation et les disciplines dérivées à l’occasion de l’intronisation de l’ex équipe fédérale présidée par Rabah Dahmane. A l’époque, beaucoup de monde était ravi des décisions prises et des recommandations émises. Mais, hélas, restées sans suite ! Il est vrai que, sporadiquement, un championnat se tenait bon an mal an. De son côté, l’équipe nationale arrivait à remplir ses contrats dans les rendez-vous internationaux. Mais cela ne suffisait pas. L’Algérie ne compte actuellement que, tout au plus, cinq clubs entre les catégories juniors et seniors, répartis entre Sétif,  Alger et parfois Constantine. Comment peut-on, dans ces conditions, relancer cette discipline, si prisée, il n’y pas si longtemps, par nos jeunes nageurs en fin de « contrat » avec la natation de course pour une raison ou une autre ?

 

La faillite du water-polo national

Une des déductions de cette situation est certes liée à la disponibilité des bassins. Soit ! Mais combien de piscines ont été réceptionnés depuis 2002 à nos jours, un peu partout à travers le territoire national ? On peut retenir également la tradition de la pratique dans certaines régions. Un argument fallacieux, car tout comme les autres disciplines dites « mineures », le water-polo, s’il est vulgarisé et encouragé comme il se doit, peut intéresser des milliers de jeunes. A commencer tout d’abord par la création des écoles de water-polo. Les enfants adorent jouer au ballon dans l’eau. C’est dans leurs gènes ! Il faut également penser à former les techniciens susceptibles d’encadrer ce sport, comme cela se fait en natation de course.

Les nostalgiques du water-polo, vous diront qu’il n’y a pas si longtemps les gradins de la piscine du 1er mai, pour ne citer que cet exemple, étaient remplir à ras bord lors des matchs de championnat. Et puis, petit à petit, ils se sont vidés, car les rendez-vous se faisaient de plus en plus rares. L’hégémonie de certains responsables en ait la plus grande raison. La longévité sportive de l’entraîneur national actuel, Mehdi Rahmani, peut faire pâlir d’envie tous les autres dans tous les sports. Un bail indéfini semble le lier à l’équipe nationale.

 

Autres temps, autres mœurs !

Au contraire d’autres techniciens qui ont fait pourtant leurs preuves sur le terrain, mais écartés pour des raisons souvent liés aux incompatibilités d’humeurs. Un mal qui ronge tout le sport national, y compris la natation et ses disciplines dérivées. Nous avons eu tout le loisir de le constater aux cours de certaines assemblées électives tenues dernièrement. A terme, il est fort probable que le water-polo disparaîtra des tablettes de la Fédération algérienne de natation (FAN), s’il n’est pas mis un terme à cette situation regrettable. Dommage, car ce sport a marqué les esprits et les consciences en sa qualité de première discipline médaillée dans le mouvement sportif national. Cela s’est passé en 1965 aux Jeux de Djakarta (bronze). Autres temps, autres mœurs ! Puisse ce trophée international FINA servir de base de réflexion à la nouvelle équipe fédérale dirigée par Jawad Larbaoui. C’est le vœu exprimé par tous les amoureux de cette discipline qui pourrait nous valoir beaucoup de satisfactions.   

O.Kama

Résultats de la dernière journée (11 avril)

Koweït – Singapour                            13 – 06

Trinidad et Tobago – Philippines          08 – 07

Algérie – Maroc                                  04 – 06

Indonésie – Uruguay                            10 – 14

Guatemala – Jamaïque             06 – 08

Tunisie – Kenya                                  34 – 03

 

Classement final

1-  Koweït- 2- Singapour- 3- Trinidad et Tobago 4- Philippines 5- Maroc 6- Algérie

7- Indonésie 8- Uruguay 9- Jamaïque 10- Guatemala 11- Tunisie 12- Kenya