TENNIS : Masters d’Indian Wells

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Masters d’Indian Wells :

Del Potro provoque  une énorme surprise

Novak Djokovic (n°1) a subi samedi, face à Juan Martin Del Potro (n°7), sa première défaite de la saison, en demi-finales d'Indian Wells (4-6, 6-4, 6-4 en 2h50'). L'Argentin retrouvait la nuit dernière, Rafael Nadal (n°5).

 

Il n'avait plus connu la défaite en match officiel depuis le 31 octobre 2012, à Bercy, contre Sam Querrey. Depuis ce jour-là, Novak Djokovic avait aligné vingt-deux victoires consécutives, dont 17 en 2013, et ajouté un Masters, un Open d'Australie et un titre à Dubaï à son palmarès. Contre Juan Martin Del Potro, qu'il avait battu quatre fois sur leurs quatre dernières confrontations (toutes sur dur), le numéro 1 mondial a parfaitement lancé les débats, bouclant la première manche à sa troisième occasion sur un coup droit adverse boisé (6-4).

Plutôt nerveux - sa raquette peut témoigner -, il a décéléré à l'entame du deuxième set. La faute, aussi, à un Juan Martin Del Potro qui s'est mis à diriger les échanges à coup de boulets de canon en fond de court avec une insolente réussite (25 points gagnants au total). Soigné au pied droit, parfois à bout de souffle, l'Argentin a sacrément donné le change. S'il n'est pas parvenu à conclure à 5-2, il a toutefois bouclé l'affaire à temps sur un revers dans le filet (6-4).

 

Une réplique au tremblement de terre

 

Plus inspiré et plus mobile, le double vainqueur du tournoi (2008, 2011) s'est alors ressaisi pour se détacher (3-0) dans le dernier acte. C'était sans compter sur de nouveaux soubresauts. De grosses fautes (40 au total), un Argentin qui s'engouffre parfaitement dans la brêche et un numéro 1 mondial qui redevient "humain". Un scénario auquel on n'était plus habitué. Revenu à hauteur (3-3), Del Potro a bien laissé filer deux balles de break à ce moment-là, sa chance se représentera quelques instants plus tard. A 4-4, Novak Djokovic lui offre son engagement sur un revers trop long. Pas même le temps de réfléchir, le Serbe, d'ordinaire si tenace quand la défaite ose pointer le bout de son nez, l'aidera même à conclure avec de nouvelles erreurs. Juan Martin Del Potro a su saisir sa chance. Premier joueur à battre Novak Djokovic en 2013, il décroche aussi sa première finale à Indian Wells, où l'attend Rafael Nadal. Le tremblement de terre ressenti dans le désert californien en début de semaine a connu sa première réplique avec l’échec de Djokovic. Lequel n'avait plus perdu depuis le 31 octobre dernier (défaite au 2e tour du Masters 1000 de Paris-Bercy face à l'Américain Sam Querrey) et restait sur une série de 22 victoires consécutives. Il s'agit de la deuxième plus longue série de sa carrière. Entre décembre 2010 et juin 2011, il avait enchaîné 43 victoires. C’est la première finale à Indian Wells pour Del Potro. Nadal mène 7-3 dans leur face-à-face

 

Maria Sharapova déjà N2 Mondiale

 

La Russe Maria Sharapova affrontait la nuit dernière en finale du Masters 1000 d'Indian Wells la Danoise Caroline Wozniacki, pour tenter de décrocher un second titre consécutif en Californie. La Russe est assurée de redevenir numéro deux dès aujourd’hui, place à laquelle elle avait fini la saison 2012, au détriment de la Bélarusse Victoria Azarenka.

Sharapova et Wozniacki, deux anciennes numéro une mondiales déjà victorieuses à Indian Wells (en 2011 pour la Danoise), n'ont plus gagné de tournoi depuis longtemps: près d'un an pour la Russe et cinq mois pour la Danoise. Wozniacki a vécu une entrée en matière compliquée contre la Française Alizé Cornet, qui a mené d'un break au troisième set. Elle a ensuite éliminé les Russes Elena Vesnina (N.30) et Nadia Petrova (N.12) en deux sets puis profité du forfait de Victoria Azarenka (N.1), avant de remonter un set et un break de retard en demi-finale face à Angelique Kerber. Sharapova, qui n'a pas perdu un set pour arriver en finale, mène quatre victoires à deux face à Wozniacki. Leur dernier match remonte à un an, une demi-finale au Masters 1000 de Miami remportée par la Russe. Mais leur seule rencontre à Indian Wells a tourné à l'avantage de la Danoise, en demi-finale en 2011, l'année où Wozniacki s'est offert le titre...

 

FORMULE 1-

GP d'Australie :

Räikkönen maître des pneus

 

Kimi Räikkönen (Lotus), seulement 7e sur la grille mais qui a parfaitement su gérer ses pneus, s'est imposé à Melbourne, devant Fernando Alonso (Ferrari) et Sebastian Vettel (Red Bull).

Alors qu'on s'attendait à une lutte intense entre les Red Bull et les Ferrari, peut-être arbitrée par la Mercedes de Lewis Hamilton, c'est finalement Kimi Räikkönen (Lotus) qui a su tirer son épingle du jeu à Melbourne. Assez discret depuis le début du week-end même s'il était le plus rapide lors des longs runs vendredi, "seulement" septième sur la grille après des qualifications manquées, de l'avis même d'Eric Boullier, le patron de Lotus, le Finlandais s'est montré à la fois patient, habile, rapide et parfait gestionnaire de ses pneus, bien aidé par une E21 apparemment très douce avec les gommes Pirelli.

 

Sa 20ème victoire

 

Le champion du monde 2007 est ainsi parvenu à ne faire que deux arrêts aux stands, quand ses principaux rivaux ont été contraints d'en faire trois. Et au terme des 58 tours, il a finalement devancé Fernando Alonso (Ferrari) de 12"4 et Sebastian Vettel (Red Bull) de 22"3. C'est sa 20e victoire depuis le début de sa carrière, sa deuxième depuis sa parenthèse en WRC, et il a même esquissé un sourire sur le podium, ce qui en dit long sur sa satisfaction. «Notre stratégie à deux arrêts a marché, a commenté le Finlandais. Nous n'avons eu aucun problème avec les pneus, ça a même été assez facile. J'avais quelques doutes avant le départ, forcément, mais je savais que j'avais une bonne voiture et que je pouvais faire une belle course.»

 

Le trublion Sutil

 

Alonso et Vettel ont donc dû se contenter de se battre pour la deuxième place, et l'Espagnol a pris le meilleur sur l'Allemand, ce qui le ravit dans l'optique du championnat. C'est en anticipant son deuxième arrêt que le pilote Ferrari a réussi à prendre l'avantage sur le triple champion du monde en titre, qui avait pourtant signé la pole et pris un superbe départ, au contraire de son coéquipier, Mark Webber, finalement 6e. Si l'Australien, tout comme Jenson Button, 9e avec sa McLaren, ou Romain Grosjean, 10e avec sa Lotus, peut être déçu, Lewis Hamilton (Mercedes) peut lui avoir le sourire. L'Anglais a tenté une stratégie à deux arrêts mais n'a pas réussi à la tenir jusqu'au bout. Il termine néanmoins 5e, juste derrière Felipe Massa (Ferrari). Quant à Adrian Sutil (Force India), grand animateur de la course après être parti en pneus médiums et avoir tenu la dragée haute aux cadors pendant les deux tiers du Grand Prix, il a dû s'incliner en fin de course et finit 7e.

Le second rendez-vous de la saison aura lieu à Sepang le week-end prochain pour le Grand Prix de Malaisie.