Tennis : Open d’Australie

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Open d’Australie

Novak Djokovic épargné par le sort

 

Le tirage au sort de l’Open d’Australie, première levée du Grand Chelem, effectué hier matin à Melbourne, a épargné Novak Djokovic. Comparé à ses principaux concurrents, c'est le moins que l'on puisse dire. Sans Roger Federer ni Andy Murray ou encore Juan Martin Del Potro dans sa moitié de tableau, le numéro un mondial devrait pouvoir défendre son double titre australien jusqu'en finale.

Djokovic aurait déjà largement la faveur des pronostics des bookmakers australiens à Melbourne. Et cela peut se comprendre : cette année, le Serbe n'a ni Federer ni Murray, N2 et N3 mondiaux, dans sa partie de tableau. Habitué à toujours avoir au moins le Suisse sur sa route avant la finale, le double tenant du titre pourrait retrouver Federer en finale de Melbourne pour la première fois de sa carrière. Vu le boulevard annoncé, il pourrait remporter l'Open d'Australie pour la troisième année consécutive, ce qui serait une première dans l'histoire du tournoi depuis le début de l'ère Open.

 

"C'est un énorme défi »

 

S'il y parvient dès cette année, le Serbe fera même mieux que le Suisse qui n'a pas réussi à en gagner trois à la suite, un "hat-trick" inédit depuis Roy Emerson et ses cinq titres consécutifs entre 1963 et 1967. "C'est un énorme défi. J'ai beaucoup d'ambition et l'Open d'Australie est de loin le tournoi du Grand Chelem où j'ai connu le plus de succès. Mais je suis conscient que ce sera très difficile vu la compétitivité du tennis moderne", estime le Serbe qui, au moins, évitera aussi Juan Martin Del Potro, autre récent vainqueur en Grand Chelem en lice avec le Suisse, l'Ecossais et Lleyton Hewitt. Son parcours jure en tout cas avec celui de Roger Federer.

 

Ce sera dur pour Federer

 

Logé tout en bas de tableau, le Suisse, quadruple vainqueur à Melbourne, se retrouve sur un chemin semé d'embûches en tout genre, à l'image du récent finaliste à Doha, Nikolay Davydenko, au deuxième tour, de l'espoir australien Bernard Tomic, huitième-de-finaliste l'an passé face à lui-même, et encore du jeune Canadien qui monte, Milos Raonic, au quatrième tour. "J'aime défier la génération qui monte. Tout le monde doit s'en aller un jour. Mais je n'ai pas 89 ans encore", a souligné le Suisse qui, contrairement à ses habitudes, n'a disputé aucun tournoi en amont de "l'Australian". Federer devra en tout cas garder des forces pour la suite avec un éventuel quart de finale face à Jo-Wilfried Tsonga et un duel attendu contre Andy Murray ou Juan Martin Del Potro dans le dernier carré.

Enfin, et c’est dommage, le Grand Chelem 2013 débutera sans Rafael Nadal, qui a retardé son retour pour cause de blessures aux genoux.

Synthèse O.A.O