Tennis : Entretien avec Hakim Fateh, président de la ligue oranaise (LOT)

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Entretien avec Hakim Fateh, président de la ligue oranaise (LOT)

«Un tournoi international juniors à Oran en 2013»

Propos recueillis par Sadek Belkheir

 

Le  nouveau président de la Ligue oranaise de tennis (LOT), Hakim Fateh, arbitre international depuis plusieurs années, veut « rassembler et réunir tout le monde autour d’un projet important de redynamisation de la discipline dans notre wilaya».

 

Fraîchement installé à la tête de la ligue oranaise de tennis, Hakim Fateh, qui fait partie depuis toujours de la famille du tennis algérien, est venu pour « rassembler et réunir tout le monde autour d’un projet important de redynamisation de la discipline dans notre wilaya». Le  nouveau président de la LOT, estime qu’il est temps de « dépasser tous les clivages pour une union sacrée, afin que le tennis retrouve la place qui était la sienne chez nous. »

Il répond à toutes nos questions de manière franche et directe.

 

Depuis votre installation à la tête de la LOT, qu’avez-vous entrepris comme travail ?

 

Dès mon installation comme président de la LOT, et sans perdre de temps, nous avons tenu une réunion au cours de laquelle nous avons mis en place le nouveau bureau exécutif et procédé à la répartition des tâches ainsi qu’à la désignation des commissions spécialisées, qui vont œuvrer pour assister le bureau dans sa mission. Les présidents de ces commissions ont été invités à remettre le plus tôt possible leur plan d’action. Notre première opération, que nous avons jugée utile d’organiser dans l’immédiat, concerne la mise sur pied du collège technique qui sera composé de tous les techniciens, médecins, et même des anciens de la discipline, connus pour leur expérience, avec comme objectif l’organisation des compétitions.

 

Quelles décisions ont été prises lors de cette réunion du collège technique?

 

J’ai d’abord présenté mon plan d’action qui s’articule sur le développement du tennis des 10 ans et moins, la formation, l’aide aux  associations, les calendriers de compétitions, les infrastructures et  la massification. Les décisions prises lors de ce collège technique reposent essentiellement sur des recommandations et la création de quatre ateliers : le calendrier, les normes et le nombre de matchs pour chaque catégorie d’âge, ensuite l’arbitrage et l’encadrement des compétitions, puis le contrôle, la couverture médicale et le surclassement  pour les catégories supérieures, et, enfin, le sponsoring et l’obligation pour les associations d’organiser au minimum une compétition officielle ou un tournoi  par an.

 

L’organisation des compétitions se fera-t- elle aussi avec la fédération ?

 

Certes, nous avons tenu compte  de la saison écoulée, où plusieurs compétions prévues par la fédération ont été annulées. Cela a influé négativement sur le travail scientifique qui ne reflétait pas le programme présenté, dont les heures de travail de chaque catégorie. Les techniciens doivent faire leur programme en tenant compte de plusieurs critères dont le nombre de matchs à jouer. Nous espérons que cette saison le programme des compétitions sera respecté. Surtout pour les 10 ans et moins qui sont notre priorité.

 

Quelles sont les grandes lignes de votre programme de la saison 2012-2013 ?

 

En premier lieu, la relance d’une compétition qui m’est chère, à savoir le championnat par équipes. C’est une épreuve qui n’a plus été organisée depuis belle lurette. Sa relance permettra aux  clubs de s’investir beaucoup plus. Nous allons essayer de reprendre le tournoi international ITF juniors à Oran, en veilleuse depuis plus de cinq ans, alors qu’il avait connu, lors des premières éditions, un franc succès sportif et populaire. Je ne voudrais pas lancer la saison dans le bricolage et la précipitation. L’un de nos objectifs est aussi de faire jouer nos jeunes athlètes pendant  leurs vacances scolaires. J’estime qu’il n’est pas normal, que durant les trois mois de vacances scolaires, aucune compétition n’est organisée. C’est absolument impensable. Nous avons vu récemment combien nos jeunes internationaux, avec zéro match dans les jambes, ont souffert quand ils ont été confrontés à des joueurs étrangers d’un niveau supérieur.

 

Quelles sont vos relations  avec les autorités locales ?

 

Nous allons sensibiliser tout le monde, et aller vers les autorités locales pour solliciter une aide conséquente qui permettrait aux techniciens d’avoir à leur disposition tous les moyens nécessaires pour faire du bon travail avec leurs joueurs. Nos relations avec les autorités locales sont bonnes, en particulier avec l’OPOW et la DJS. Nous comptons d’ailleurs aller voir bientôt le DJS en vue de préparer, sous son égide, un dossier solide concernant le programme de la prochaine saison.

 

Donc, votre programme n’est pas encore prêt ?

 

Il n’est pas encore prêt parce que nous considérons qu’il ne suffit pas de préparer seulement un programme, pour la forme, mais de l’appliquer ensuite convenablement sur le terrain. Les clubs, il faut le dire, ont malheureusement toujours des problèmes et pas de moyens. Je ne voudrais négliger aucun coté pour entamer mon travail. La base de mon plan d’action, c’est d’abord de rassembler la famille du tennis pour travailler ensemble. En ce qui me concerne, je suis là pour donner le meilleur de moi-même et mettre mon expérience a la disposition de tous. Il faut qu’on donne la meilleure image possible du tennis. C’est très important.

 

Les relations de la précédente ligue, avec la fédération étaient plutôt froides. Qu’en est-il maintenant avec la vôtre ?

 

Je peux dire qu’elles sont normales. Je ne suis pas étranger à cette fédération, du moment que je suis membre de la commission d’arbitrage. Je rappellerai aussi que j’ai été secrétaire général de la FAT, il y a quelques années. Concernant la ligue, dès mon élection, j’ai eu une discussion avec le président de la FAT, en l’occurrence Abdelhalim Azzi. Il m’a fait part de sa disposition à nous aider et a promis qu’Oran retrouvera ses compétitions internationales dont le tournoi international ITF juniors. C’est déjà un acquis important pour 2013.

 

Sur le problème des infrastructures, qu’avez-vous à dire ?

 

Oran dispose de trois infrastructures à savoir l’OPOW, l’ASPTT et l’IRSHO, mais qui nécessitent vraiment une réfection des courts et des installations. Le complexe de l’OPOW a la chance d’avoir un chef d’unité qui est un ancien du tennis. Il connaît donc bien la discipline. La rénovation des infrastructures s’impose si l’on veut qu’Oran renoue avec les compétitions internationales. Il est impensable que les courts soient dans un mauvais état depuis plusieurs années. La DJS et le MJS devraient mettre les moyens indispensables pour la réfection des infrastructures. C’est dans l’intérêt de nos joueurs auxquels on doit offrir de bonnes conditions d’entraînement. Et dire que c’est simple : il suffit d’un concasseur de  brique pilée pour avoir de bons terrains rouges  aux normes internationales.

 

Un dernier mot pour conclure ?

 

Je fais appel à tout le monde pour une union sacrée, principalement aux dirigeants, car on a besoin d’eux. Mon rôle, c’est de les faire revenir sur le terrain. J’interpelle chaque membre de la famille du tennis pour une prise de conscience rapide tant la situation de notre sport à l’ouest est peu reluisante. En ma qualité de nouveau président de la LOT, je m’engage à m’investir à fond pour apporter un plus dans le seul intérêt des athlètes et du tennis.

Composition du bureau exécutif de la LOT :

 

Président : Hakim Fateh

Premier vice-président: Abed Bel Abbes

Second vice-président: Abderrazak Belhadj

Secrétaire général: Karim Derouis

Secrétaire général adjoint: Nouredine Troubia

Trésorier : Amine Sahi

Trésorier adjoint : Djillali Laslah

Membres : Zinedine Ramdani, Haoua Chaki, Ali Boudjemaa, Houari Aissa Khelifa et Fedela Dehilis.