Tennis: Numéro un mondial ATP

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Numéro un mondial ATP

Novak Djokovic gardera la main jusqu'au bout

 

Avant même de disputer le Masters, qui a débuté lundi à Londres, Novak Djokovic a récupéré cette semaine la place de numéro un mondial, pour ne plus la lâcher jusqu'à la saison prochaine.

 

Comme il le souhaitait fortement, le Serbe Novak Djokovic terminera en tête du classement ATP pour la deuxième année consécutive quel que soit son résultat à Londres dans le Masters, dernière grande compétition mondiale.

Cinq titres en 2012, dont un tournoi majeur, contre dix trophées en 2011 dont un Petit Chelem. A priori, à la comparaison, il n'y a pas photo. Novak Djokovic a été l'incontestable numéro un mondial de la saison passée. Et pourtant, malgré un palmarès moins impressionnant, le Serbe sera encore le leader du classement ATP en fin d'exercice, avant même de jouer le Masters. Il n'y a pas de problème de calcul : Djokovic terminera bien au sommet pour la deuxième année consécutive devant Roger Federer, Andy Murray et Rafael Nadal. Mais avec une saison où tout le monde a été contenté dans ses objectifs, le Serbe profite de cet éparpillement des forces dans les tournois les plus importants de la saison, ceux du Grand Chelem, pour garder la main sur la première place mondiale quel que soit son résultat à Londres.

 

Un Grand Chelem à quatre vainqueurs

 

C'est la première fois depuis 2003 qu'il y a eu quatre vainqueurs différents en Grand Chelem en une saison : Djokovic à Melbourne, Nadal à Roland-Garros, Federer à Wimbledon et Murray à l'US Open. Cette année-là, Agassi avait remporté son huitième et dernier Grand Chelem, en Australie. Ferrero et Roddick avaient enlevé l'unique titre majeur de leur carrière et Federer, déjà à Wimbledon, avait débuté sa très imposante collection. Neuf ans plus tard, il y a toujours autant de collectionneurs de titres, le Big Four régnant en maître absolu, mais désormais à tour de rôle après avoir vu Federer, Nadal, puis Djokovic faire main basse sur les titres majeurs. Mais ce qui a fait la différence cette saison, c'est la régularité du Serbe dans les tournois les plus importants.

 

Le plus régulier dans les tournois majeurs

 

Des quatre premiers mondiaux, Djokovic a été le plus consistant en Grand Chelem d'abord en gagnant un titre en Australie, jouant deux finales à Roland-Garros et l'US Open, et s'arrêtant en demi-finale de Wimbledon. Derrière lui, Murray arrive ensuite avec un titre à New York, une finale à Londres et une demi-finale à Melbourne. Nadal, avec un titre à Paris et une finale à Melbourne, aurait pu tenir la comparaison s'il avait joué toute la saison. Federer, lui, a réalisé un parcours qui contenterait beaucoup de joueurs avec un titre et deux demi-finales, mais qui reste insuffisant pour rester numéro un mondial une sixième fois en fin de saison.

Si l'on considère les tournois de catégorie juste en dessous, on ne peut faire que le même constat : en Masters 1000, Novak Djokovic a été impressionnant de réussite. Il a rallié six finales sur neuf possibles et en a remporté trois (Miami, Toronto et Shanghai). Federer a glané trois titres et joué deux demi-finales, Nadal a gagné deux trophées et joué deux demies (en cinq participations), là où Murray n'a joué que deux finales. Au jeu des comparaisons, le Serbe fait la différence de manière nette et précise. Le seul joueur qui aurait pu le contrarier dans cette finalité est Roger Federer. Leader du classement jusqu'au début du Masters, le Suisse aurait dû remporter les trois derniers tournois de la saison à Bâle, Paris-Bercy et Londres comme l'an passé, pour espérer le rester jusqu'au bout de la saison. Mais Djokovic, contrairement aux autres poursuivants, a été le seul à vouloir contester le rang de Federer. Et sa volonté l'a emporté sur tout le reste.