TENNIS : Après les courts, Sharapova tente un come-back littéraire

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C’est déjà le buzz sur internet

Après les courts, Sharapova tente un come-back littéraire

 

Si la joueuse russe Maria Sharapova vient d'effectuer son retour sur un tournoi du Grand Chelem lors de l'US Open, elle s'apprête à lancer une grande opération médiatique qui débute cette semaine.

 

C'est assurément LE livre qui alimentera les chroniques et les papiers sportifs dans les prochains jours, celui de Maria Sharapova. L'ancienne numéro 1 mondiale revient sur son parcours professionnel et personnel dans un livre au titre évocateur «Unstoppable: My Life so far» («Inarrêtable : Ma vie jusqu’ici»)! Rétrospective ou avertissement pour les prochains mois? Eliminée dimanche en 8e de finale face à Sevastova, la Russe veut encore démontrer sa puissance sportive et médiatique. Il faut dire que son retour a été scruté depuis plusieurs mois. Mais, entre des blessures à répétition, des invitations aux tournois très critiquées, et un physique qui n'avait pas été au meilleur, Sharapova avait laissé le doute s'installer sur sa capacité à rebondir physiquement et mentalement après sa suspension pour dopage, début 2016.

Désormais convaincue qu'elle peut pleinement revenir sur les courts, après l'US Open qu'elle imagine comme un tremplin, Sharapova s'attèle à restaurer son image. Le grand marathon médiatique de la sportive de 30 ans commencera lundi, à New York, puis lors d'une mini-tournée américaine. Entre conférences, rencontres, dédicaces, et interviews, la Russe veut redorer son blason après deux années durant lesquelles son image s'est considérablement dégradée auprès du public, des joueuses mais aussi auprès des marques et des sponsors, dont plusieurs l'avaient lâché après sa suspension pour dopage.

 

Des déclarations tonitruantes

 

Deux ans de travail, dit-elle, pendant lesquels Maria Sharapova a voulu se livrer et raconter son parcours, ses échecs, ses réussites, et ses relations personnelles et professionnelles avec les autres joueuses. Quelques bonnes feuilles du livre avaient d'ailleurs été publiées par la Russe dans le magazine américain People, ou elle y évoquait sa jeunesse et ses relations avec Serena Williams, qui avaient déjà fait grand bruit. «Serena et moi devrions être amies: nous avons la même passion. Mais nous ne le sommes pas» explique ainsi la Russe. Elle revient notamment sur la finale de Wimbledon en 2004 qui l'avait vu triompher sur l'américaine alors qu'elle n'avait que 17 ans: «Quand le match s'est terminé, Serena m'a enlacée. Elle a dit quelque chose comme ‘Bon travail' et elle a souri. Mais elle ne pouvait pas sourire à l'intérieur. Quand je suis rentrée aux vestiaires, je l'ai entendue hurler». Ces déclarations avaient bien évidemment vocation à participer à une puissante opération promotionnelle.

 

Un retour bien orchestré

 

Celle dont la fortune est estimée à 200 millions de dollars et qui est à la tête de l'entreprise de confiseries et de produits de beauté, Sugarpova, veut donc se relancer pleinement. Ce retour passe également par des prochains tournois, en Chine ou en Turquie dans les prochains mois, tout en espérant pouvoir rentrer, à nouveau, dans le top 100, ce qui marquerait son retour dans les grands tournois internationaux, dont celui de Roland Garros, qui avait refusé de lui accorder une wild-card pour son édition 2017.