TENNIS : L’Algérie a 19 Fedcupwomen

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Après le Groupe III- Europe-Afrique, au Monténégro-2015

L’Algérie a 19 Fedcupwomen

Après les rencontres du Groupe III- Europe-Afrique, disputées du 14 au 18 avril,  au Monténégro, le nombre de joueuses algériennes qui ont pris part à la Fed Cup, depuis 1997, est passé à 19.

Par Omar Aït Ouméziane

La Fed Cup (Dames) et la Coupe Davis (Messieurs) sont les deux plus beaux fleurons de la Fédération internationale de tennis (FIT). La participation des fédérations nationales à ces deux compétitions est souhaitée par la FIT, qui n’apprécie pas tellement que l’on fasse l’impasse sur ces grands rendez-vous par équipe du calendrier officiel.

Après trois années d’une regrettable absence, de 2012 à 2014, pour refus de dossier de sortie par le ministère des Sports, la sélection nationale féminine (déjà absente de 2006 à 2008) a fait, enfin, son retour dans l’édition 2015 du Groupe III- Europe-Afrique, qui s’est déroulée  au Monténégro, du 14 au 18 avril.

Nous rappellerons que l’Algérie, représentée par Amira Benaïssa et Ines Ibbou,  a perdu ses deux rencontres dans la phase de poules : 2-1 face à la Norvège, 3-0 contre le Danemark (promu au Groupe II en 2016, en compagnie de la Lituanie). En poule de classement, l’EN a surclassé la formation du pays hôte (3-0), terminant ainsi à la 9ème place, à égalité avec la Namibie.

Pour sa première sélection, Ines Ibbou, une jeune joueuse de 16 ans, dont on n’a pas fini de parler, a battu la Norvégienne Emma Flood (492 WTA), sur le score de 6-3 5-7 6-3. On retiendra, pour l’histoire, qu’elle a empoché son premier double (avec Amira Benaïssa) en dominant les Monténégrines Nikoleta Bulatovic- Kristina Samardzic, sur la marque de 6-4 6-2.

 

Des débuts en 1997

 

L’Algérie a entamé en 1997 son parcours en Fed Cup, par le Groupe II, organisé en Turquie. Notre sélection était composée de Warda Bouchabou, Lamia Hameurlaine et Samira Takourabet (Capitaine : Mohamed Bouchabou).

Cette première participation s’était soldée par deux victoires, Cameroun (3-0) et

Islande (3-0), et trois défaites, Yougoslavie (3-0), Irlande (2-1) et Tunisie (2-1).

Le premier simple gagné par une joueuse algérienne est l’œuvre de Lamia Hameurlaine, face à l’Irlandaise Zara Wolseley (6-0 6-1), le premier double victorieux est revenu à la paire Lamia Hameurlaine - Samira Takourabet, qui s’était imposée aux Camerounaises Christine Njeuma- Nathalie Sienkob (4-6 6-1 6-0). Les deux succès ont été obtenus en 1997.

Après l’édition 2015 de la Fed Cup, Feriel Esseghir est toujours la joueuse algérienne la plus jeune dans cette épreuve. Elle avait débuté en Turquie, le 5 mai 1998, à l’âge de 14 ans et 189 jours, par une victoire en double (avec Lamia Hameurlaine comme partenaire) acquise aux dépens des Chypriotes Daphne Nicolatou- Eleni Pilava Papanikolaou (4-6 6-1 6-3).

Feriel Esseghir (8 victoires- 17 défaites) et Assia Halo (7-18) détiennent le record de participation avec 25 sélections (simple et double).

ENCADRE

  • Les 19 Fedcupwomen algériennes après 2015

Joueuses

Total
G-P

Simple
G-P

Double
G-P

1ère sélect.

Nihel Adjali

0-1

0-0

0-1

 

2010

 

Karima Ait-Ali-Yahia

0-2

0-0

0-2

 

2001

 

Yasmine Alkema

0-4

0-2

0-2

 

2009

 

Siham-Soumeya Bennacer

6-7

4-4

2-3

 

1998

 

Sana Bensalah

6-10

5-7

1-3

 

2001

 

Sihem Benyoucef

3-11

2-4

1-7

 

2000

 

Amira Benaissa

4-8

1-4

3-4

 

2005

 

Fatima Zorah Bouabdallah

3-10

1-8

2-2

 

2009

 

Ouarda Bouchabou

3-7

1-5

2-2

 

1997

 

Fatima Zohra Boukezzi

0-2

0-0

0-2

 

2010

 

Feriel Esseghir

8-17

3-10

5-7

 

1998

 

Assia Halo

7-18

3-6

4-12

 

2003

 

Lamia Hameurlaine

8-6

5-2

3-4

 

1997

 

Saida Hared

1-1

0-0

1-1

 

2002

 

Ines Ibbou

3-3

2-1

1-2

 

2015

 

Djamila Khaldi

1-1

0-1

1-0

 

1999

 

Samia Medjahdi

8-7

7-4

1-3

 

2003

 

Sara Meghoufel

4-1

1-0

3-1

 

2004

 

Samira Takourabet

5-3

3-1

2-2

 

1997

 

  • MASTERS 1000 DE MONTE-CARLO

Vainqueur à Monte-Carlo face à Berdych

Novak Djokovic, le triplé inédit !

 

Novak Djokovic a poursuivi dimanche son excellent début de saison, en remportant son troisième Masters 1000 en 2015, à Monte-Carlo. Le numéro un mondial a dominé un solide Tomas Berdych en finale (7-5, 4-6, 6-3, en 2h44) et devient le premier joueur à réussir ce triplé.

Oui, il y avait bien encore un match à jouer, dimanche sur le central de Monte-Carlo, au lendemain du 43e duel entre Rafael Nadal et Novak Djokovic. Le Serbe a eu beau mater l'Espagnol sur sa terre fétiche, il ne s'agissait «que» d'une demi-finale, avec encore une rencontre à gagner, donc, pour soulever le trophée. Une configuration inhabituelle qui tient surtout au recul de Nadal au sein de la hiérarchie (5e cette semaine, 4e hier), mais qui n'a pas fait dévier le numéro un mondial de ses habitudes prises durant le dernier automne. C'est simple, depuis novembre, Djokovic a tout raflé : Paris-Bercy, le Masters, l'Open d'Australie, Indian Wells, Miami et donc Monte-Carlo, dimanche, après son succès contre Tomas Berdych.

La résistance de Berdych

Grand favori pour Roland-Garros, qui débute dans un petit peu plus d'un mois (24 mai), Djokovic se savait l'archi-favori de la finale, disputée dans des conditions humides et interrompue plus d'une heure par la pluie, à 7-5, 3-2 pour le Serbe. Celui-ci menait 18-2 dans ses affrontements avec Berdych (certes 1-1 sur terre) et après son tour de force la veille contre Nadal, l'étalon par excellence, on ne voyait pas trop comment le Tchèque allait pouvoir le faire vaciller. On a pourtant vu le 8e mondial prendre le meilleur départ (2-0), puis revenir de 5-3 à 5-5 dans le premier acte. Agressif et déterminé à faire le jeu du fond, Berdych, abandonné par sa première balle, a finalement cédé une troisième fois son service (7-5).

Djokovic n'a pas abordé dans les meilleures conditions le set décisif. Mais comme souvent en 2015 (4 fois 6-0 sur une dernière manche gagné), il a su hausser le rythme dès les premiers échanges de l'acte final.

17 victoires de rang, 23e M1000 et triplé historique

Roland, on le sait, c'est l'obsession de Djokovic, le dernier Grand Chelem qui manque à son palmarès. Parlons palmarès, justement : sa 17e victoire de rang en 2015 (30e au total) lui permet d'obtenir son 52e titre, le 23e en Masters 1000, à égalité avec Roger Federer et à quatre longueurs du recordman, un certain Rafael Nadal (27). Il devient le premier joueur à remporter les trois premiers Masters 1000 de l'année, preuve de son règne absolu du moment. La ressemblance avec 2011 est évidente, lorsqu'à l'époque, il était arrivé invaincu Porte d'Auteuil, où Roger Federer l'avait écarté en demie. Qu'en sera-t-il cette année ?