TENNIS : Djokovic dompte Federer... comme l'an dernier !

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Masters 1000 d’Indian Wells

Djokovic dompte Federer... comme l'an dernier !

Comme l'an dernier, Novak Djokovic a remporté le Masters 1000 d'Indian Wells aux dépens de Roger Federer, dimanche (6-3, 6-7 [5], 6-2 en 2h17'). Le Serbe décroche son 50e titre, le 21e en Masters 1000, le 4e en Californie.

Pas de jaloux. Le foot a eu droit à son Clasico. Le tennis aussi. Au Camp Nou, le Barça l’a emporté 2-1 face au Real à l’issue d’une rencontre indécise. Et à Indian Wells, pour leur 38e face-à-face, c’est le numéro 1 mondial Novak Djokovic qui s’est imposé 2-1 contre le n°2 Roger Federer au terme d’un match au scénario surprenant (le Serbe revient à 18-20 dans leur tête-à-tête). Sur ce court assez lent, le "Djoker" a plus de temps pour s’organiser et distribuer le jeu. Les fulgurances du Suisse n'ont pas le même impact qu'à Dubaï, par exemple, où il avait maté son adversaire du jour en deux manches, fin février.

Jusqu'à 6-3, 4-2, balle de double break, "Djoko", impressionnant au service (100% des points gagnés derrière sa première balle dans le set initial), a su en profiter. En face, "Fed" était assez souvent lâché par son coup droit (43 fautes directes au total). Revenu à 4-3, il mettait pourtant la pression sur Djokovic dans le huitième jeu (chip and charge suivi d'une volée haute de revers notamment). Une tactique payante, l'ex-patron du circuit s'emparant pour la première fois de l'engagement adverse (4-4).

Tie-break. Mené 5 points à 3 puis 5-4, Roger Federer voyait alors "Nole" s'effondrer sur son service (deux doubles fautes consécutives pour se retrouver mené 6-5). Poussé par le public, le recordman du nombre de titres en Grand Chelem prenait une nouvelle fois le filet pour pousser son rival à la faute (7-6 [5]).  Un set chacun : tout est à refaire, pour l’un comme pour l’autre.

Un dernier acte vite expédié

Dans le troisième et dernier set, si Djokovic, qui avait fracassé sa raquette, laissait entrevoir encore plus nettement sa tension au changement de côté en saisissant, tout tremblant, sa bouteille, c'est lui qui réussissait le premier break (2-0). Le Suisse l'effaçait (2-1) mais ne maintenait pas le rythme ensuite, multipliant les fautes directes (6-2). Un dernier acte vite expédié, de quoi le décevoir, comme il allait le confier en conférence de presse.

Novak Djokovic, qui décroche lui son 50e titre (un de plus que son coach Boris Becker), le 21e en Masters 1000 et le 4e en Californie (après 2008, 2011 et 2014), a espéré, lors de la remise des prix, retrouver Roger Federer un peu plus tard dans la saison. «C'est toujours un plaisir de jouer contre toi, Roger.»

C’est vrai qu’un Clasico, ça ne se refuse pas.

Simona Halep a su en profiter

Menée 6-2, 5-4 par Jelena Jankovic (n°18), Simona Halep (n°3) a pu compter sur la fragilité de la Serbe pour remporter dimanche, à Indian Wells, le plus grand titre de sa carrière (2-6, 7-5, 6-4 en 2h37').

C’est vrai à tous les niveaux. Mais c’est encore plus criant sur l’un des plus grands courts du monde, au moment de servir pour l’un des trophées les plus prestigieux. En tête 6-2, 5-4 (et 30A) face à une Simona Halep pas vraiment dans son assiette – elle avait appelé la kiné pour une ampoule au pied gauche et se tenait parfois la cuisse droite -, Jelena Jankovic s’est fait rattraper par ses émotions. Un bras qui ne passe plus, des jambes qui ne répondent plus, un stress qui prend l'ascendant sur le relâchement et un match qui s'échappe.

Privée de titre depuis Bogota 2013, déjà sacrée à Indian Wells en 2010, la Serbe, qui avait dicté le jeu jusque-là, principalement grâce à son revers, a commencé à reculer, à multiplier les moon balls, et s’est mise à attendre. Au lieu de forcer le destin du match.