TENNIS : Federer contre Tsonga en finale

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TENNIS

ATP : Open du Canada (Toronto)

Federer contre Tsonga en finale

Roger Federer s'est qualifié samedi soir pour la finale de l'Open du Canada, à Toronto, où il affrontait, la nuit dernière, le Français Jo-Wilfried Tsonga. Le Suisse s'est imposé en deux sets (6-3, 6-4) contre l'Espagnol Feliciano Lopez.

Pour son retour dans les grandes finales, Jo-Wilfried Tsonga sera exaucé. Plus que Feliciano Lopez, le Français « voulait » Roger Federer. Il aura Roger Federer en finale à Toronto. «C’est toujours un honneur pour moi de l’affronter dans ce genre d’endroit. Et si je suis capable de le battre, ça sera l’une des plus belles victoires pour moi. C’est toujours spécial de jouer « Rodgeur ». C’est toujours dans un grand stade, avec toute la foule derrière lui. Il y a de bonnes vibrations. Et ce serait un bon feeling que de le battre contre 10000 personnes !»

120e finale pour Federer

Cette semaine, le Suisse, qualifié pour sa 120e finale, n’a fait ni ses 32 ans, ni ses 33, qu’il a eus vendredi. Dans la lignée d’une saison compacte, il a affiché son humeur libérée et son talent débridé. Chatoyant et combatif, souvent aérien, il a su se tirer sans trop de peine des trous d’air qui ont émaillé certains de ses matches. Après s’être gentiment promené contre Polansky, il a su contrer Cilic au cours d’une rencontre remarquable, sans se laisser embarquer par la frustration d’avoir obtenu vainement six balles de match dans le deuxième set. En quart de finale contre Ferrer, il s’était montré si brillant à l’entame du match qu’il ne put résister à la tentation de la facilité. Mais une fois que l’Espagnol renversa le cours du match en pilonnant le revers du Suisse, ce dernier sut une nouvelle fois remettre la main sur le match en s’imposant pour la quinzième fois consécutive face à un David Ferrer qui cherche en vain la bonne parade.

Lopez n'avait pas les moyens de contrarier Federer

Samedi soir, Feliciano Lopez (32 ans), battu une onzième fois en autant de rencontres, n’avait pas les moyens de contrarier la belle santé du n°3 mondial. Federer n’a jamais été inquiété sur ses engagements, tandis que l’Espagnol (neuf double-fautes…), qui avait pourtant préservé 50 de ses 52 mises en jeu lors des matches précédents, eut à défendre onze balles de break en neuf services. Avant d’essayer d’obtenir son premier titre de référence depuis Cincinnati en 2012, Federer n’aura donc pas été testé par les plus grosses pointures du circuit. Mais il a prouvé qu’il avait toutes ses jambes et tout son appétit d’indécrottable compétiteur.

Un face à face avantageux : 11-4

Contre Tsonga, Federer mène 11 victoires à 4 dans les face-à-face, 2-0 dans les finales (Bercy 2011, Masters 2011) et 5-2 sur dur extérieur. Mais ces deux victoires-là, Tsonga les a obtenues… au Canada. Un signe ? «J’adorerais que ce le soit, mais en tennis, ce genre de statistiques ne veut pas dire grand-chose, disait Tsonga. La seule chose que je peux faire, c’est d’arriver sur le court en combattant et on verra ensuite. Je vais m’appuyer sur ce que j’ai fait de bien cette semaine. Mon engagement physique, mon service et mon coup droit. Ce sera un match compliqué. Rodgeur m’a battu les deux dernières fois qu’on s’est joué. Et il apprécie la surface. A moi de lui montrer que je joue bien !»

WTA : Open du Canada (Montréal)

Venus Williams domine Serena et file en finale

Venus Williams a battu sa soeur Serena, numéro 1 mondiale, samedi en demi-finale de l'Open du Canada (6-7[2], 6-2, 6-3). La 25e mondiale affrontait cette nuit en finale la Polonaise Agnieszka Radwanska. Dans leur face à face, Venus mène 5 victoires à 3.

Alors que Venus Williams n'avait plus gagné contre sa soeur cadette Serena depuis 2009 en demi-finale à Dubaï, elle a renoué avec le succès samedi en demies à Montréal (6-7 [2], 6-2, 6-3, en 2h02'). C'est la première fois cette saison que l'Américaine bat deux Top 10 consécutivement (elle avait éliminé Angelique Kerber, n°8, en huitièmes de finale). A 34 ans, Venus Williams, qui souffre du syndrome de Sjögren (une pathologie chronique auto-immune), a fait preuve de sang-froid et d'adresse pour battre la n°1 mondiale, qui restait sur un titre à Stanford.

Serena mène toujours 14-11 dans ses confrontations avec sa soeur L'aînée est parfaitement entrée dans son match, menant rapidement 2-0 puis 3-1. Mais c'est finalement Serena qui a empoché un premier set très disputé, en maîtrisant le tie-break (7-2). Le deuxième set a démarré sur les même bases que le premier, Venus breakant sa soeur d'entrée (3-0), et elle a cette fois tenu bon grâce à son service (90% de points gagnés sur premiers services) et sur les retours (80% de points gagnés sur les deuxièmes services adverses).

La grande sœur donne la leçon

Serena Williams a certes claqué 19 aces, mais elle a commis de nombreuses double fautes (9), qui lui ont coûté cher, alors que sa soeur a su davantage limiter les déchets. Elle a également perdu quatre fois son engagement. Venus Williams, déterminée et efficace, s'est battue jusqu'au bout pour atteindre sa troisième finale de l'année. Battue à Auckland en janvier et vainqueur à Dubaï en février, la 25e mondiale est en confiance pour affronter Agnieszka Radwanska. «La grande soeur a donné une leçon à la petite», a twitté Serena en guise de conclusion.

Radwanska écarte Makarova

Agnieszka Radwanska a mis fin samedi soir à la belle aventure d'Ekaterina Makarova en demi-finales de l'Open du Canada. La Polonaise, tête de série numéro 3 du tournoi, s'est imposée en deux sets (7-6 [1], 7-6 [3]) contre la Russe, tombeuse, à la surprise générale, de la Tchèque Petra Kvitova en huitièmes de finale.