TENNIS : Sharapova remet les pendules à l’heure !

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TENNIS

Tournoi de Roland-Garros

Sharapova remet les pendules à l’heure !

Avec les quarts de finale des simples messieurs et dames, on peut dire que le tournoi de Roland-Garros est enfin entré, hier, dans le vif du sujet.

De notre envoyé spécial à Roland-Garros, Omar Aït Ouméziane

La programmation, comme il se doit, dans cette seconde levée du Grand Chelem 2014, est toujours bien étudiée. Il est vrai que le juge-arbitre, le Suédois Stefan Fransson, est un habitué des lieux, avec une expérience certaine dans la gestion des tableaux d’un tournoi aussi relevé, et sur tous les plans. Nous avions donc, hier, un simple dames d’abord, et ensuite, un simple messieurs, sur les deux plus beaux courts de cette compétition, à savoir le central «Philippe-Chatrier» et le «Suzanne-Lenglen». Comme la première rencontre de chacun des deux courts devait débuter à 14h (13h à Ager), nous avions opté pour le central où devaient jouer la Russe Maria Sharapova et l’Espagnole Garbina Muguruza. La raison de ce choix était motivée par le fait que, depuis l’élimination précoce des trois meilleures joueuses du monde, Sharapova devenait la grandissime favorite, mais pas seulement. En effet, tout le monde tenait à voir Muguruza, la sensation du tableau féminin, celle qui a renvoyé chez elle la N1 mondiale, l’Américaine Serena Williams en personne. Et personne n’a regretté le déplacement. A l’étonnement général, c’est la jeune Espagnole qui prend ce quart de finale à son compte en bousculant, sans respect aucun, la star authentique qu’elle avait en face d’elle. Muguruza va mener 4-0 avant de conclure, en 6-1, sur le service de Sharapova, apparemment déboussolée par l’incroyable culot de sa jeune adversaire qui répondait, sans complexe aucun, à toutes ses attaques. Ce premier set avait duré 27’. Dans le second, sentant que c’était le moment de mettre un terme à la récréation, la belle Maria, que certains ne viennent voir que pour admirer sa plastique, remit de l’ordre dans son jeu et entra, enfin, dans le match. La jeune Espagnole continua de s’accrocher à son rêve, en ne s’avouant pas battue. Trouvant les ressources nécessaires, elle mena 4-3 avant de se retrouver en position idéale avec un score en sa faveur : 5-4. Nous n’étions pas loin du séisme du second tour qui avait emporté Serena Williams. Du moins, le pensions-nous. Mais Sharapova, toujours aussi combative, renversa la vapeur pour enlever la seconde manche en 7-5, après 57’ de jeu. Tout était à refaire dans les deux camps. On se trompait, une seconde fois. Revenue à une manche partout, la Tsarine de lâcha plus sa proie : 6-1 dans le troisième et dernier set (Durée : 42’). Lauréate à Paris en 2012, Sharapova est, de nouveau, en demi-finale. Sa victime d’hier, Garbine Muguruza, est promise à un bel avenir. Il ne faut pas être un devin pour le dire. Née d’un père espagnol et d’une mère vénézuélienne, elle a du talent, cette joueuse, qui va opter, dans les prochaines semaines, pour l’une des deux nationalités. Nos confrères espagnols, présents en grand nombre dans la tribune de presse, croisent les doigts !

Nadal - Ferrer, la revanche

Nous aurons droit cet après-midi à un duel fratricide entre les deux Espagnols en forme du moment : l’incontournable Rafael Nadal et David Ferrer. Pour l’instant, Nadal, huit fois vainqueur à Paris, se promène dans le tournoi. Le N1 mondial n’a cédé que 23 jeux et n’a perdu aucune manche. Le parcours de Ferrer a été aussi paisible. C’est donc le grand jour pour les deux hommes, finalistes de l’an passé. Mais Nadal n’aura pas en face de lui le joueur complexé de 2013. Ferrer n’est plus le même et Nadal le sait bien puisque c’est contre lui qu’il a perdu dans le dernier Masters 1000 de Monte-Carlo.

L’autre quart de finale du jour s’annonce indécis entre le Français Gaël Monfils et le Britannique Andy Murray. Ce dernier, qui revient à son meilleur niveau, devra s’attendre à jouer contre deux hommes : Monfils et «son» public.

 

En direct des courts …

Du tennis au pied de la Tour Eiffel

Les organisateurs du tournoi de Roland-Garros savent promouvoir leur magnifique tournoi. Cette année, quittant la place de l’Hôtel de Ville de la capitale française, ils ont choisi le Champ-de-Mars, au pied de la Tour Eiffel, le monument le plus visité de Paris, pour l’opération «Roland-Garros dans la Ville». Un cadre exceptionnel et emblématique, qui va donner aux Parisiens et aux très nombreux touristes l’illusion de vivre l’ambiance extraordinaire de Roland-Garros. Pour l’occasion, une balle de tennis géante est suspendue pendant tout le tournoi entre les deuxième et troisième étages de la fameuse dame de fer !

Les femmes savent frapper

La chronique publiée tous les joueurs dans le quotidien sportif français L’Equipe par l’ancien vainqueur de Roland-Garros, le Suédois Mats Wilander, est bien appréciée des lecteurs, et ce, selon ce que nous avons pu apprendre au Centre de Presse. Effectivement, les propos de Wilander sont des plus pertinents. Celle du mardi 27 mai par exemple se rapportait à la frappe de balle des joueuses actuelles. Une frappe de plus en plus puissante et constante dans le jeu : «A part Radwanska, toutes les meilleures joueuses du monde ont fondé leur jeu sur la frappe de balle. On peut dire que presque l’intégralité du Top 100 possède une belle qualité de frappe. Sur le circuit féminin, les coaches prennent pour modèle les sœurs Williams. L’inconvénient de tout ça est que les petits gabarits sont condamnés à terme. La seule manière de sortir de cette impasse est que les coaches apprennent aux filles à développer un jeu complet. Devenues adultes, qu’elles mesurent 1,65m ou 1,85m, elles auront toutes une chance de survivre sur le circuit».

Les débuts de Gaël Monfils

«A trois ans et demi, j’avais une petite raquette et une balle en mousse et je tapais sur le mur du salon avec mon papa. Il notait combien je faisais de coups droits et de revers de suite. Tous les soirs, c’était notre défi. Encore tout petit, j’ai dit à ma mère que je voulais jouer au tennis, et ça l’a rendue dingue. On habitait dans une HLM et aucun de mes potes ne jouait au tennis. Ils étaient tous au foot».

Tableau final des juniors

Bien que tête de série N15, la seule Africaine engagée dans le tableau final des juniors, l’Egyptienne Sandra Samir, a été éliminée au premier tour par la Hongroise Fanny Stollar, sur le score de 6-2 6-3. Dur, dur, pour les Africains !

Tirage au sort de la Fed Cup

Le tirage au sort du Groupe mondial et du Groupe mondial 2 de la Fed Cup (Coupe Davis des joueuses) a lieu aujourd’hui, à midi, au Musée de la Fédération français de tennis (FFT), à Roland-Garros. A cette occasion, un hommage sera rendu à la joueuse britannique Elena Baltacha, décédée d’un cancer en avril dernier. Le premier tour de la campagne 2015 se déroulera les 7 et 8 février prochain.