TENNIS : Le ciel tombe sur la tête de Serena Williams

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TENNIS

Tournoi de Roland-Garros

Le ciel tombe sur la tête de Serena Williams

Par Omar Aït Ouméziane

La seconde levée du Grand Chelem, Roland-Garros, n’en finit décidément pas de surprendre. Après Stanislas Wawrinka et Na Li, partis sans crier gare, hier c’était le tour de Serena Williams d’en faire autant !

Après donc les vainqueurs de l’Open d’Australie, en janvier dernier, le Suisse Stanislas Wawrinka et la Chinoise Na Li, qui ont quitté le tournoi de Roland-Garros dès le premier tour, c’était au tour, hier, de la tenante du titre, l’Américaine Serena Williams, N1 mondiale, de s’en aller, la tête basse. Sa défaite aura été tout simplement incroyable, inimaginable. Une défaite concédée face à l’Espagnole Garbine Muguruza, « modeste », si l’on peut s’exprimer ainsi, 35ème mondiale. Une joueuse que personne n’a vue venir, à tel point que certains seraient tout simplement prêts à la maudire d’avoir gâché la suite du spectacle promis dans le tableau féminin. Ils vont regarder Muguruza avec de gros reproches dans les yeux. Cette année, à Roland-Garros, quelqu’un a changé la donne. Les premiers tours, aussi bien dans le simple Messieurs que dans le simple Dames, ne sont pas des rencontres de mise au point, où les stars du circuit, comme il était de tradition, peaufinent leurs coups avant la seconde semaine, celle où les ambitions se déclarent, celle où les grands sont entre eux, débarrassés des intrus.

L’élimination de Serena Williams, par la brutalité du score, 6-2 6-2 (1h04 de jeu), se passe, pratiquement, de tout commentaire superflu. La tenante du titre n’était pas, apparemment, dans son jour sur le court « Suzanne-Lenglen ». Née d'un père espagnol et d'une mère vénézuélienne, Garbine Muguruza, âgée seulement de 20 ans, sera suivie avec une certaine curiosité. Et dire que jamais, dans l’histoire de Roland-Garros, les deux premières têtes de série du tournoi dames n'avaient perdu avant le troisième tour.

Le séisme du « Suzanne-Lenglen » a quelque peu éclipsé les autres résultats du jour. Disons simplement, en passant, que Novak Djokovic n’a pas été inquiété par Jérémy Chardy, battu en 6-1 6-4 6-2 (les conseils de Patrick Mouratoglou n’auront servi à rien), Ernests Gulbis, peut-être le ténor de la discipline dans les prochaines années, s’est, lui aussi qualifié, tout comme Gilles Simon. Le Français, qui avait frappé les esprits il y a quelques semaines au Masters 1000 de Madrid, en poussant Rafael Nadal, deux fois au tie-break, poursuit son chemin tranquillement.

O.A.O.