TENNIS : sans complexe à Casablanca

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37èmes Championnats d’Afrique des juniors ITF/CAT

EN : sans complexe à Casablanca

Par Omar Aït Ouméziane

Organisée par la Confédération Africaine de Tennis (CAT), la 37ème édition des championnats d’Afrique des juniors (18 ans et moins) se déroulera à Casablanca (Maroc), du 17 au 22 février prochain. Cette compétition est inscrite au calendrier de la Fédération internationale de tennis (FIT).

Contrairement aux autres tournois ITF, il n’ya pas de tableau de qualification pour le Championnat d’Afrique des 18 ans et moins, qui se jouera au Moundir Tennis Academy. On entre donc tout de suite dans le vif du sujet avec le tableau final de simple composé de 48 joueurs, soit 24 paires en double, aussi bien pour les garçons que pour les filles. L’admission directe est réservée aux 34 meilleurs classés inscrits. Le pays hôte a droit à quatre invitations (wild-cards), les dix autres sont réparties équitablement entre les cinq zones de la CAT. Chaque pays engagé ne peut inscrire, au maximum, que cinq jours, et ce, sur la base du classement mondial du 21 janvier dernier.

C’est ce qui explique pourquoi il n’y a pas eu de pré- sélection préalable en Algérie. Le directeur des équipes nationales, Samir Amier, a « respecté les règles du jeu en transmettant à la CAT la liste des joueurs algériens devant participer aux championnats d’Afrique. ».

L’effectif retenu reprend trois garçons (Mohamed Nazim Makhlouf, Nabil Bouchoucha, Fazil Habouche) et cinq filles (Inès Ibbou, Yassamine Boudjadi, Hanine Boudjadi, Sihem Sahli, Nihed Benkaddour). Cette dernière a bénéficié d’une invitation (wild-card). L’encadrement technique est assuré par Noujeïm Hakimi et Zine El Abidine Midoun. La délégation est conduite par Salah Eddine Masmoudi, un membre fédéral.

Si l’on se base uniquement sur le classement mondial des juniors, on peut s’avancer à dire que la mission des garçons ne s’annonce pas du tout aisée face à des adversaires autrement mieux classés. On peut citer les quatre meilleurs d’entre-eux, à savoir le Burundais Guy Orly Iradukunda (95ème mondial), les Sud-Africains Brandon Laubser (135) et Lloyd George Muirhead Harris (175) et le Kenyan Ismael Changawa Ruwa Mzai (149). Ce qui ne signifie pas pour autant que nos juniors ne sont pas capables d’une réaction positive. Et nous pensons plus particulièrement à Mohamed Nazim Makhlouf, l’un des trois joueurs du Groupement Sportif des Pétroliers (GSP) en lice à Casablanca. Classé 569ème ITF, Makhlouf pourrait passer les premiers tours, surtout si le tirage au sort qui sera fait ce soir ne le désavantage pas trop.

La carte Inès Ibbou

Chez les filles, et c’est indiscutable, c’est la cadette Inès Ibbou qui retiendra l’attention. Classée 210ème mondiale depuis le 10 février dernier, la joueuse du « Azur Tennis Club » a les capacités techniques indispensables pour se faire respecter en simple. Ses accompagnateurs devront, toutefois, prendre garde au placement des têtes de série. En effet, et si l’on se fie au document publié sur le site de la FIT, non actualisé à l’heure où nous mettions sous presse, Inès Ibbou est 11ème africaine alors qu’elle devrait être 7ème. Le danger pour l’Algérienne a pour nom Sandra Samir. L’Egyptienne, qui a gagné le dernier tournoi ITF de Hammamet, en Tunisie, est 23ème ITF. Mais comme Ibbou a déjà battu des joueuses du Top 50, rien n’est perdu d’avance.

La sélection algérienne

GARCONS

Mohamed Nazim Makhlouf (GSP-569 ITF), Nabil Bouchoucha (GSP-1472) et Fazil Habouche (GSP-1472)

FILLES

Inès Ibbou (Azur Tennis Club-210 ITF), Yassamine Boudjadi (Skikda- 952), Hanine Boudjadi (Skikda-1533), Sihem Sahli (TCP Ben Aknoun-1680), Nihed Benkaddour (CSU Oran-WC).