TENNIS : Serena Williams peut-elle perdre ?

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Finale mondiale de la WTA à Istanbul

Serena Williams peut-elle perdre ?

Serena williams a l'occasion à Istanbul d'achever le travail de sa saison : prouver une énième fois qu'il n'y a qu'elle pour dominer le tennis mondial. Qui pourra l'arrêter ?

Serena Williams peut-elle laisser échapper le dernier grand rendez-vous de la saison ? En indoor à Istanbul, l'Américaine a-t-elle encore suffisamment faim pour donner une nouvelle leçon à ses rivales au Masters ? Avec 73 matches gagnés cette saison, 10 titres dont deux titres du Grand Chelem (Roland-Garros, US Open), a-t-elle encore la fraîcheur nécessaire ? La protégée de Patrick Mouratoglou, tenante du titre, est par ailleurs assurée de finir l'année n°1 mondiale. Mais elle est du genre perfectionniste, alors il n'y a pas de doute : oui, elle veut achever sa saison au sommet. Le seul endroit qui l'intéresse.

En 2013, elle a été la seule patronne, même si Victoria Azarenka a tout tenté. L'élève de Sam Sumyk sera sa première rivale à Istanbul. Avec un bémol : la n°2 mondiale n'a pas gagné un match en deux tournois depuis sa finale de l'US Open, à la peine physiquement et déréglée au service. Elle devra serrer le jeu si elle veut tenir son rang. La gauchère tchèque Petra Kvitova, titrée en 2011, a donné des signes de retour en forme avec un titre à Tokyo et une demie à Pékin et sa confrontation dans le groupe rouge avec Williams devrait valoir le coup d’oeil. Un groupe contenant aussi Agnieszka Radwanska et Angelique Kerber. Azarenka en découdra avec Li Na, Jelena Jankovic et Sara Errani dans le groupe blanc a priori plus ouvert.

 

Concurrence cherche lueur d'espoir

 

Williams pourrait devenir la première joueuse depuis Justine Henin en 2007 à conserver son titre et décrocher son quatrième trophée au Masters, égalant Chris Evert mais encore loin du record de Martina Navratilova (8). Son palmarès n'a pas d'égal avec celui des rivales en Turquie, son expérience non plus et sa puissance ou sa confiance encore moins. Habituée à être la grandissime favorite, on n'imagine pas  qu'elle subisse un coup de pression. Mais même si elle ressemble à Superwoman, elle reste humaine, alors qui sait. Titrée à Pékin sans perdre un set, elle n'a tout de même pas rassuré la concurrence.

Azarenka, Li, Kvitova semblent avoir le plus d'armes pour la contester. La patte gauche de contreuse de Kerber pourrait créer la surprise, tout autant que la science du jeu de Radwanska mais ces deux-là sont tellement handicapées par leur manque de puissance... Et que dire de Sara Errani... Mais n'oublions pas un élément essentiel : la magie du sport. Un jour Virginie Razzano a battu Williams à Roland-Garros. Un jour Sabine Lisicki l'a fait tomber à Wimbledon. Un jour Sloane Stephens a battu une Williams diminuée en demies à Melbourne. Azarenka, deux fois cette saison, a eu le dernier mot. Voilà un tout petit peu d'espoir pour les rivales. Elles en sont réduites à ça.