TENNIS : Hakim Fateh : «La réhabilitation des 25 courts d’Oran est plus que nécessaire»

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Entretien avec le président de la LOT et arbitre international

Hakim Fateh : «La réhabilitation des 25 courts d’Oran est plus que nécessaire»

Le président de la Ligue oranaise de tennis (LOT) et arbitre international Hakim Fateh, qui active pour la relance de la discipline, estime que l’implication des anciens aux côtés de l’instance qu’il dirige est devenue incontournable. Le tennis a besoin de nouvelles forces, de toutes ses forces pour surmonter les obstacles qui entravent son essor.

 

Propos recueillis par Sadek Belkheïr

Tout D’abord, quel bilan faites-vous sur la discipline, d’une manière générale, à trois lois de la fin de la saison ?

 

Après notre installation à la tête de la Ligue, nous avons de suite mis en place un plan d’action pour booster le tennis, en mettant sur pied un programme de travail consistant. La troisième étape du Circuit national jeunes, malgré les nombreuses absences qu’elle a connues a été une réussite. Les raisons résident dans le fait que ces dernières années, il n’y avait pas eu de compétions jeunes durant tout l’été, c’est-à-dire de juillet à janvier. Donc les jeunes étaient restés inactifs durant six mois, alors que c’était la période propice pour multiplier les tournois.

 

Si on comprend bien, on peut parler d’un retour aux normes requises cette saison …

Effectivement, la nouvelle équipe à la tête de la Fédération a décidé cette saison de revenir aux normes, c’est-à-dire de faire profiter les jeunes de tournois et de compétitions durant la saison estivale afin qu’ils puissent rester compétitifs et améliorer davantage leurs capacités. De notre côté, si ce n’était la cassure de rythme qu’il y a eu avec le mois de ramadan, on aurait pu continuer à activer même durant le mois d’août.

 

Et qu’avez-vous préconisé à la Fédération dans ce sens ?

 

Nous avons saisi la Fédération pour lui demander de faire jouer le Championnat national des jeunes en septembre. Je pense que c’était la solution. Mais toujours est-il qu’il va falloir profiter de la saison estivale pour donner du temps de jeu à tous ces jeunes.

 

Actuellement, vous organisez le Championnat interclubs. Un mot sur cette complétion ?

 

Nous travaillons actuellement sur deux fronts. La Fédération a décidé de reprendre le Championnat interclubs jeune par équipe, qui a déjà débuté par l’étape régionale le week-end passé, soit les 11 et 12 octobre en cours, et s’étalera sur deux autres week-ends, à savoir les 24 et 25 octobre puis les 8 et 9 novembre. Certains clubs se sont déjà engagés dans cette compétition, à travers laquelle on pourra déceler quels ont ceux d’entre eux qui travaillent et ceux qui ne font rien. Pour l’exemple, quatre clubs seulement sur les dix existants se sont engagés à Oran. Il s’agit de : Cost 2000, CSUO, Ennasr et Haï Salam. A la suite des phases régionales, une phase finale aura lieu à la mi-novembre, à Alger. La deuxième opération envisagée par la Fédération, pour clôturer la saison, c’est le Championnat d’Algérie senior,, prévu du 30 octobre au 2 novembre, au complexe de l’OCO- Badjarah (Alger). Cette compétition réunira les meilleures raquettes algériennes.

On croit savoir que vous avez été désigné  en qualité de superviseur de cette compétition …

 

Certes, la Fédération a désigné trois superviseurs fédéraux, qui sont arbitres internationaux, pour chaque région. En ce qui me concerne, j’ai été désigné pour la Région Ouest. Je suis chargé de bien suivre ce championnat et de veiller à son bon déroulement. Je suis chargé par ailleurs d’assurer l’intérim au niveau de la présidence de la commission d’arbitrage de la Fédération.

 

N’avez-vous pas programmé une compétition internationale ?

 

La FAF a inscrit à son programme un tournoi international junior, à Alger, qui sera conjointement organisé avec la ligue d’Alger de Tennis (LAT). Ce sera un circuit nord-africain à l’instar de celui de Tlemcen, et qui regroupera la Tunisie et l’Algérie durant deux semaines, avec une étape dans chacun des deux pays.

 

Quelles sont vos priorités pour l’avenir ?

 

Notre problème crucial, comme nous l’avons déjà soulevé et à maintes reprises, reste le mauvais état des infrastructures. Les courts de l’unité de l’ex-St Hubert se sont dégradés et ont vraiment besoin d’un sérieux lifting. Fort heureusement, ces derniers temps, nous avons eu une bonne écoute de la part des autorités sportives d’Oran. J’ai tenu une réunion avec le DJS et le directeur de l’OPOW, et on s’est entendu pour travailler ensemble afin de trouver une solution pour la réfection des courts. Désormais la DJS nous fait confiance, de même que l’OPOW. Les responsables de ces instances nous ont assurés qu’ils allaient tout faire pour régler ce problème. Et puis après, la LOT sera leur partenaire en matière de gestion des infrastructures. Nous avons des promesses qu’une enveloppe financière allait être dégagée pour retaper ces infrastructures. Il faut savoir qu’Oran a la chance de disposer de 25 courts au total.

 

C’est-à-dire ?

 

L’unité de l’ex- St Hubert, qui appartient à l’OPOW, dispose de 13 courts, mais on ne veut pas se focaliser uniquement sur cet office. Il existe deux autres infrastructures qu’on peut utiliser à bon escient : celles de l’ASPTT, avec ses 7 courts, et du complexe des Chemins de fer, avec ses 5 courts. Ce qui fait que la ville d’Oran dispose de 25 courts en terre battue sur un périmètre de 25 km. Malheureusement, les infrastructures de l’ASPTT et l’IRSHO, qui sont au demeurant dans un état catastrophique, nous échappent. Nous allons donc demander audience au wali pour voir comment on pourrait les réhabiliter et les utiliser. La DJS ne peut pas prendre de décisions à ce sujet, ces infrastructures appartenant à des secteurs étatiques, à savoir : les PTT et la SNTF. C’est donc la raison pour laquelle nous voulons impliquer le premier magistrat de la wilaya.

 

Un dernier mot pour conclure ?

Nous œuvrons pour le bien de la discipline et pour son développement. D’ailleurs, nous avons saisi officiellement la DJS pour lancer l’école de mini tennis de la LOT. Un projet qui entre dans le cadre de la massification de la pratique du tennis. Je profite donc de l’occasion pour lancer un appel à tous les anciens du tennis et leur demander de revenir. Ces derniers ont fui la discipline et ce n’est pas normal. Il faut en effet qu’ils reviennent car il faut savoir que je me suis retrouvé tout seul, avec 2 ou 3 personnes tout au plus pour m’aider et une infrastructure qui est loin de répondre aux normes, ce qui est très insuffisant pour pouvoir appliquer à fond notre plan de travail. Malgré tout, je demeure optimiste et armé d’un grande volonté, d’autant plus que les autorités locales commencent à s’impliquer.