TENNIS : La première marche d’Inès Ibbou : 938ème à la WTA

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Classement mondial

La première marche d’Inès Ibbou : 938ème à la WTA

Par Omar Aït Ouméziane

Le classement mondial féminin de la WTA (Women’s Tennis Association), valable pour la semaine allant du 23 au 29 septembre prochain, reprend l'Algérienne Inès Ibbou.

 

938ème au classement mondial de la WTA (Women’s Tennis Association), valable pour la semaine allant du 23 au 29 septembre prochain, c’est une juste récompense pour tous les efforts fournis ces dernières années par la minime algérienne Inès Ibbou, née le 5 janvier 1999, licenciée à l’Azur Tennis Club (Zéralda), et son entourage.

Inès a marqué douze points en gagnant le simple du premier des deux tournois du circuit international féminin (ITF), organisé par la Fédération algérienne de tennis, qui s’est déroulé au TC Mansourah, du 09 au 14 septembre dernier, soit deux de plus que le minimum requis pour accéder à ce fameux classement mondial, et ce, si l'on se base sur le règlement de la WTA que tout le monde peut consulter sur internet en cliquant sur la page du barème des points pris en compte dans les tournois majeurs du Grand Chelem et jusqu’à la base de la pyramide, celle où l’on trouve, justement, le circuit international féminin appelé « ITF Circuit Events ». La dotation de ce circuit, qui reprend neuf paliers, va de dix mille à cent mille dollars. Celle des tournois de Tlemcen, remporté par Inès Ibbou, qui est encore une minime, il ne faut pas l’oublier, et Ben Aknoun, enlevé par la Franco-Algérienne Sherazad Benamar, était de dix mille dollars. Contrairement à ce que certains pourraient penser, cette somme n’est pas versée intégralement à la gagnante du tournoi, mais répartie entre tous les tours du tableau final de simple et de double. Comme une sorte de calcul au prorata des matchs joués. Cette précision était, à notre sens, nécessaire pour une meilleure appréciation des sommes versées aux participantes des deux tournois cités plus haut (en dinars pour les résidentes algériennes et en dollars pour les étrangères). Des sommes qui sont, il va de soi, aux antipodes de ce que perçoivent les vainqueurs des tournois du Grand Chelem : plus d’un million de dollars ! Recevoir un tel chèque, c’est tout le mal que nous souhaiterons, n’en déplaise aux éternels insatisfaits, à Inès Ibbou et à toutes les autres jeunes joueuses algériennes qui rêvent d’une carrière internationale. Inès vient de mettre le pied sur la première marche du classement mondial. Il appartient maintenant à tous ceux qui en ont le pouvoir, de l’aider, sans brûler les étapes, à franchir les suivantes, dans la sérénité, pour monter le plus haut possible dans la hiérarchie de la WTA. Le challenge est immense mais pas insurmontable aux âmes bien nées.