TENNIS : US Open 2013

  • PDF

US Open 2013

Murray réfrigéré, Serena motivée

 

Des moments de souffrance et de grâce, dimanche soir à New-York, en clôture de la première semaine de l’US Open, quatrième et dernière levée du Grand Chelem 2013. En voici cinq images à retenir.

 

1. Quand Murray brise la glace

 

Andy Murray a sacrément grimacé lorsque les ramasseurs de balle lui ont apporté une serviette réfrigérante remplie de glaçons. N'y tenant plus, il se soulage avec l'inconfortable cargaison et poursuit son match à sens unique contre Florian Mayer (7-6, 6-2, 6-2).

 

2. Benneteau n'y était pas

 

Autre méthode, pour un autre résultat... Julien Benneteau a cherché la fraîcheur et l'air contre Tomas Berdych, auquel il n'a pris que cinq jeux. "Il m'a étouffé d'entrée. Physiquement, il est vraiment impressionnant, très puissant, dur à déborder. Sa balle est vraiment sèche et lourde à la fois, ce qui est rare. Elle est longue, elle fuse, elle va vite…" Sans regret.

 

3. New York, ce n'est plus l'Amérique

 

Le "wild card" (invité) Tim Smyczek a fait le job. Il s'incline plus qu'honorablement contre Marcel Granollers (6-4, 4-6, 0-6, 6-3, 7-5) mais on sent de l'embarras dans son regard. L'explication est simple : il était le dernier représentant US à New York, qui n'avait jamais été abandonné par les siens en seconde semaine. Une triste première.

 

4. Suarez dans le top 8

 

L'Espagnole Suarez Navarro (N.18) ne compte aucun titre sur le circuit mondial. Après 2h41 de joutes, elle peut laisser éclater sa joie. En battant l'Allemande Angelique Kerber (N.8), elle vient de dépasser ses espérances en se qualifiant pour les quarts de finale, soit un tour de mieux qu'en 2011.

 

5. Serena, pour l'amour du jeu

 

Serena Williams exulte ! Sa confrontation avec Sloane Stephens, 20 ans, prend une autre tournure que celle qui lui avait valu une sortie précoce à Melbourne. Le secret de cette onzième présence en quart à Flushing ? "Si on bosse dur, de façon assidue, on s'éclate et rien ne peut nous arrêter." La preuve.

ENCADRE

Djokovic contre des frappes en Syrie

Le N.1 mondial de tennis Novak Djokovic, qui avait douze ans quand les forces de l'Otan ont bombardé sa ville de Belgrade en 1999, a indiqué dimanche que des frappes aériennes contre la Syrie n'étaient pas une bonne solution.

"Je suis complètement contre toute sorte d'armes, toute sorte de frappes aériennes ou d'attaques de missiles. Je suis complètement contre tout ce qui est destructeur parce que j'en ai eu l'expérience, je sais que cela n'apporte rien de bon à personne", a déclaré le Serbe de 26 ans à New York, où il dispute l'US Open.

Djokovic a souvent raconté les deux mois qu'il a passé calfeutré avec ses parents à Belgrade entre mars et juin 1999 pendant des bombardements qui visaient à faire plier le régime de Slobodan Milosevic sur la question du Kosovo.

"C'est une expérience qu'il ne faut souhaiter à personne, la guerre est la pire des choses pour l'humanité. Personne n'en sort vraiment gagnant", a jugé le Serbe, qui était ensuite parti dans une académie de tennis en Allemagne.

"Nous étions impuissants, nous avons heureusement tous survécu et nous avons tous tiré de cette expérience et de cette situation une grande leçon de vie", a expliqué Djokovic après sa facile victoire au 3e tour de l'US Open contre le Portugais Joao Sousa.

 

 

CYCLISME-

Tour d’Espagne (9ème étape)

Moreno gagne et passe au maillot rouge

L'Espagnol Dani Moreno (Katusha) a remporté dimanche la 9e étape du Tour d'Espagne en haut du raidillon de Valdepenas de Jaen, en Andalousie, décrochant sa deuxième victoire d'étape dans cette Vuelta et prenant le maillot rouge de leader grâce aux bonifications. Le coureur de 31 ans, déjà vainqueur mardi en Galice, a attaqué dans la difficile rampe finale, avec des passages à près de 30%, pour s'imposer juste devant ses compatriotes Alejandro Valverde (Movistar), deuxième à quatre secondes, et Joaquim Rodriguez (Katusha), dans le même temps.

 

Pour une petite seconde

 

Moreno profite des 10 secondes de bonification allouées au premier pour devancer d'une petite seconde l'Irlandais Nicolas Roche au classement général et le déposséder du maillot rouge, le tout avec la bénédiction de "Purito" Rodriguez, son compagnon de chambre et leader désigné au sein de la formation russe. "C'est toujours une joie lorsque gagne l'un ou l'autre de nous deux", a dit Dani Moreno au micro de la télévision espagnole. "Aujourd'hui, c'était une journée qui pouvait me permettre de devenir leader. C'est passé pour une seconde. Je suis super content, parce que je n'avais jamais été leader du Tour d'Espagne."

Malgré plusieurs attaques dans l'avant-dernière difficulté, l'Alto del Fraile (3e catégorie), le peloton est arrivé groupé au pied de la côte finale. Dans les ruelles très pentues de Valdepenas de Jaen, Moreno a alors produit son effort, parvenant à creuser l'écart et à résister jusqu'au bout au retour d'Alejandro Valverde emmenant Joaquim Rodriguez dans sa roue.

L'Italien Vincenzo Nibali (Astana), 7e à 8" de Moreno, a encore abandonné une poignée de secondes à ses rivaux et a vu son avance initiale fondre tout au long de la semaine. Le Silicien, qui comptait 29" d'avance sur Valverde et 59" sur Rodriguez à l'issue du contre-la-montre par équipes il y a une semaine, n'a plus que 3" d'avance sur le leader de Movistar et 37" sur celui de Katusha.

 

Un leader théorique

 

Dani Moreno a pu jouer sa carte personnelle cette semaine, lui qui avait déjà terminé à la deuxième place derrière le Tchèque Leopold König samedi au sommet de l'Alto de Penas Blancas. Mais malgré son tout nouveau maillot rouge, Dani Moreno prévoit de se remettre au service de Rodriguez pour la première étape de haute montagne (disputée hier).

"Je suis un leader théorique pour le moment. » a déclaré le vainqueur de la Flèche Wallonne 2013.

A la veille de la journée de repos, la 10e étape devait mener hier les coureurs sur 186 km jusqu'à l'Alto de Hazallanas, une arrivée au sommet inédite sur la Vuelta, juste après le difficile Alto del Monachil près de Grenade (Andalousie).