TENNIS : Vainqueur du Masters 1000 de Montréal

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Vainqueur du Masters 1000 de Montréal

Nadal envoie un message avant l’US Open

 

Le N.4 mondial Rafael Nadal a remporté dimanche sans difficulté le tournoi Masters 1000 de Montréal, épreuve ATP sur surface dure dotée de 2.887.085 dollars. L'Espagnol s'est imposé en finale contre le Canadien Milos Raonic (ATP 13) 6-2 et 6-2 en 1h07.

Nadal, 27 ans, a décroché son 58e titre ATP et le 8e cette année après Sao Paulo, Acapulco, Indian Wells, Barcelone, Madrid, Rome et Roland-Garros. C'est aussi le 24e titre (un record) et le 4e cette saison dans une épreuve Masters 1000. Après sa désillusion au premier tour de Wimbledon, l’Espagnol est bel et bien de retour. Il prend la place de numéro 3 mondial.

La dernière fois qu'on avait vu Rafael Nadal sur le circuit, à Wimbledon, il paraissait à l’agonie. Battu au premier tour par Steve Darcis et touché au genou gauche, l’Espagnol avait mis sans tarder le cap sur Majorque son île natale. On craignait alors une nouvelle rechute, après une blessure qui l’avait déjà tenu éloigné des courts pendant plus de sept mois fin 2012. Son oncle avait dû démentir des rumeurs de forfait à Montréal.

 

Un retour réussi

 

De retour sur le circuit, au Canada, sept semaines après, Rafael Nadal s'attendait à tout. "J'avais des doutes, comme à chaque fois que je me rends sur un tournoi. Arriver dans une compétition comme Montréal, sur dur, avec les meilleurs joueurs, tu sais que tu peux perdre au premier tour. Mais ça s'est bien passé et j'ai connu une semaine fantastique." Mais dimanche, Nadal a remporté son quatrième Masters 1000 de la saison et fait aussi bien qu’en 2005. Mais cette année, deux de ces titres ont été gagnés sur dur après Indian Wells en mars, une première dans la carrière de l’Espagnol depuis cette même année 2005, lorsqu’il s’était imposé au Canada et à Madrid qui se jouait alors sur dur indoor.

 

Pas de bandage, une mobilité parfaite

 

Cette semaine, Rafael Nadal a d'abord mis fin aux spéculations sur sa santé de la plus belle des manières. Apparu sans strap au niveau du genou, le Majorquin n’a fait qu’une bouchée de son premier adversaire, l’Américain Jesse Levine, avant de se montrer très solide contre le Polonais Jerzy Janowicz et l’Australien Marinko Matosevic. En demi-finale, face à Novak Djokovic, il a une nouvelle fois confirmé son retour en forme. En prenant le meilleur sur le Serbe au terme de trois sets de très haut-niveau, Rafael Nadal a accentué son ascendant sur le numéro un mondial. "J'ai joué à un très bon niveau, a-t-il commenté, et pris les bonnes décisions aux bons moments."

Après sept défaites consécutives, l’Espagnol a remporté cinq de leurs six dernières confrontations pour mener de nouveau 21-15 dans leur face-à-face. Si le Serbe est en panne depuis sa victoire à Monte-Carlo au mois d’avril, Rafael Nadal occupe, lui, la tête de la Race. L’Espagnol a ravi hier la troisième place du classement ATP à David Ferrer et pourrait même déloger Andy Murray de la deuxième place dès la semaine prochaine.

 

Numéro un mondial en fin d'année ?

 

Impressionnant en fond de court avec une vitesse de déplacement retrouvée, un coup droit fulgurant et un service efficace tout au long de la semaine, Rafael Nadal a envoyé un signal fort à ses adversaires avant Cincinnati puis surtout l'US Open. Si son genou le laisse enfin tranquille, l’Espagnol, qui n’a aucun point à défendre en cette fin de saison, pourrait même retrouver la première place mondiale. "Je vis une année spéciale", reconnaît pour l'instant celui qui a été éloigné des terrains sept mois entre juillet 2012 et février 2013.

 

 

FORMULE 1-

Saison 2013-

Häkkinen : "La lutte pour le titre reste ouverte"

Double champion du monde de F1, Mika Häkkinen estime que la lutte pour le titre sera serré et n'enterre pas les Mercedes, qui l'impressionnent cette saison.

Si Sebastien Vettel a abordé la trêve estivale avec une avance confortable de 38 points sur son plus proche poursuivant, Kimi Räikkönen, la saison précédente a démontré que rien n’était jamais joué à l'avance en Formule 1. L’année dernière, au même moment du championnat, Alonso devançait Vettel de 40 points avant le break d’août. Lors de la dernière course de la saison au Brésil, il avait finalement manqué quatre unités à l’Espagnol pour décrocher un troisième titre. "Je pense que cette saison est très intéressante, a déclaré Mika Häkkinen au cours d’une interview accordée au site russe Championat.com. Bien évidemment, les pneus ont un peu terni l'image du sport. Les pilotes et les équipes n’ont pas cessé de parler des pneumatiques… La course de Silverstone fut horrible avec des pneus qui explosaient... La situation était très dangereuse."

"Mais la lutte pour le titre reste ouverte et très intéressante pour les fans. Sebastian Vettel fait du très bon boulot, tout comme Kimi Räikkönen, alors que Fernando Alonso n’est pas aussi compétitif qu’il l’aurait souhaité. Dans l’ensemble, c’est une saison intéressante. Après, il est vrai que Red Bull a remporté les trois derniers championnats et qu’ils sont en confiance. L’équipe est solide et saine financièrement, et ils peuvent également compter sur d’excellents ingénieurs. Battre une écurie pareille est très difficile. Mais nous verrons comment la situation évoluera durant la suite de la saison." Häkkinen ajoute avoir été surpris par la première partie de championnat de Mercedes. A la dérive à la fin de la campagne précédente, l’écurie allemande fait désormais figure d’outsider pour le titre après avoir remporté trois des dix premières courses de la saison.

Mercedes pointe actuellement à la deuxième place au classement des constructeurs, à 69 longueurs de Red Bull. Chez les pilotes, Hamilton et Rosberg concèdent respectivement 48 et 88 points à Vettel. Un maximum de 225 points est encore à prendre au championnat des pilotes et de 387 unités chez les constructeurs. Cette saison 2013 reste donc en effet très ouverte.

Crise économique oblige

Lotus veut réduire les coûts

 

Eric Boullier, le directeur de Lotus, s'est déclaré favorable à une réglementation limitant les investissements de toutes les écuries. Une nécessité pour empêcher que «seulement trois équipes puissent se permettre de vivre en F1».

Son bilan flatteur à la mi-saison ne l'empêche pas de s'inquiéter pour l'avenir. Quatrième du classement des constructeurs, à onze points de Ferrari, Lotus craint qu'un fossé économique se creuse avec les autres grosses écuries. «Certaines équipes comme Red Bull, Ferrari et Mercedes peuvent encore procéder à l’ancienne et dépenser beaucoup pour leur voiture, regrette le directeur Eric Boullier dans un entretien à Autosport. Nous ne le pouvons pas».

L'idéal pour l'écurie britannique serait donc d'imposer une baisse des coûts à tous ses concurrents, ce qui n’est pas encore gagné. «Aujourd’hui, le problème c’est que 80% des équipes sont en faveur de cela, mais 20% ne le sont pas. Je ne pense pas que ce soit juste que seulement trois équipes puissent se permettre de vivre en F1», poursuit Boullier, qui souligne néanmoins que «certaines discussions sont en cours avec la FIA concernant la réduction des coûts et le fait que nous voulons le faire avec des règlements».