TENNIS : Auteur d’un retour impressionnant

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Auteur d’un retour impressionnant

Comment Nadal a repris la main

 

Impressionnant depuis son retour à la compétition début février, Rafael Nadal écrase à nouveau tout sur son passage. En tête de la Race, il sera tête de série numéro quatre à Roland-Garros, où un 8e sacre lui semble d'ores et déjà promis.

Roland-Garros ne débute que dimanche prochain mais on ne lui parle déjà que de ça. Vainqueur de son troisième Masters 1000 de l'année dimanche dernier (victoire écrasante sur Roger Federer), après Indian Wells et Madrid, Rafael Nadal est redevenu l'ogre du circuit, celui qui enchaîne notamment les victoires sur terre battue comme des perles (31 pour 2 défaites en 2013 ; 285 succès pour 21 revers en carrière sur sa surface de prédilection). A tel point que plus personne ne semble en mesure de lui résister.

«Laissez-moi savourer ce titre et ce come-back. Je ne pense pas encore à Roland-Garros. Si vous m'aviez dit il y a cinq mois que je remporterais six titres, je vous aurais répondu que vous êtiez fou. Gagner cette année trois Masters 1000 et deux ATP 500 que j'adore (Ndlr : Acapulco et Barcelone), c'est plus que je ne pouvais rêver», déclarait le Majorquin, redevenu depuis lundi numéro quatre mondial au détriment de David Ferrer ; ce qui lui assurera la tête de série numéro quatre à Paris et lui évitera un possible quart de finale contre Novak Djokovic.

Lauréat de six titres cette saison, dont cinq sur terre battue (Sao Paulo, Acapulco, Barcelone, Madrid et Rome), finaliste à Vina del Mar - où il avait effectué son retour après sept mois d'absence - et Monte-Carlo, Nadal réalise un come-back quasi-parfait, qui lui permet même d'occuper aujourd'hui la tête de la Race (qui prend uniquement en compte les résultats 2013) alors qu'il n'a pas disputé l'Open d'Australie…

 

La défaite contre Djokovic oubliée ?

 

C'est dire si la domination de l'Espagnol est sans partage ou presque depuis trois mois et demi. Seule sa défaite face à Novak Djokovic à Monte-Carlo a un temps laissé planer le (léger) doute quant à sa capacité à redevenir la terreur qu'il était. Depuis, de l'eau à couler sous les ponts. Si le Serbe ne se plaint plus de sa cheville endolorie en Coupe Davis, il a connu à Rome un énorme passage à vide. «J'ai des trous dans les matches, j'espère que ça n'arrivera pas à Roland-Garros», a reconnu le Serbe après son improbable défaite contre Tomas Berdych.

Parallèlement, Nadal a continué sa montée en puissance. «Il est aussi fort qu'avant», affirme Roger Federer, victime résignée de l'Espagnol. Un avis que n'est pas loin de partager Toni Nadal, oncle et entraîneur : «On n'est pas loin du meilleur niveau de Rafael. En tout cas de son niveau de 2010.» Cette année-là, ce dernier n'avait pas perdu un set à Roland-Garros.

 

Federer fait profil bas

Djokovic reste cependant, de l'avis de la plupart des spécialistes, le seul à pouvoir priver Nadal d'un huitième titre Porte d'Auteuil. Le Majorquin ne l'a d'ailleurs pas battu cette année et on se souvient qu'il avait nourri un certain complexe d'infériorité en 2011 face au Serbe. Alors qu'Andy Murray demeure incertain, Federer ne semble pas vraiment croire en ses chances : «Il faut attendre le tirage au sort (Ndlr : vendredi prochain)… Gagner le titre ? Honnêtement, je ne vois pas aussi loin.»

Il faut dire que le Suisse s'est préparé pour atteindre son pic de forme cet été, pour Wimbledon et l'US Open. Pour lui, Nadal «est maintenant le favori de Roland-Garros. Novak (Djokovic) a battu Rafa une fois à Monaco. Donc, il sait comment faire pour gagner mais seul Robin Söderling l'a battu à Paris (Ndlr : en 2009) et il n'est plus sur le circuit.»

Comme à son habitude, Nadal, lui, préfère botter en touche : «Je ne sais pas qui sera mon adversaire le plus coriace. Quand j'arriverai à Paris, je penserai à mon premier adversaire, j'ai toujours fonctionné ainsi.» Et ça lui réussit tellement bien.